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Attentat de Londres : Quelle réponse de la part du gouvernement britannique ?

Apprenant que le terroriste de Londres avait déjà été condamné pour terrorisme, tous les regards se sont tournés vers Boris Johnson. Le Premier ministre a assuré vouloir revoir les conditions d’attribution des aménagements de peine. Après l’attentat revendiqué par l’organisation Etat islamique qui s’est déroulé à Londres le 29 novembre et a fait deux morts et cinq blessés, tous les regards sont désormais tournés vers le Premier ministre britannique Boris Johnson. Dans un communiqué diffusé dans la nuit du 29 au 30 novembre par le chef de la police antiterroriste du royaume Neil Basu, celui-ci a confirmé l’identité de l’assaillant : Usman Khan. Ce citoyen britannique avait déjà été condamné en 2012 pour terrorisme, alors que son groupe préparait un attentat contre la Bourse de Londres (London Stock Exchange), d’après l’acte de condamnation de la Cour de la Couronne de Woolwich, daté du 9 février 2012. Remis en liberté conditionnelle en décembre 2018, Usman Khan a donc réussi à échapper à la surveillance britannique malgré les mesures de contrôle mises en place, suscitant l’interrogation de bon nombre de responsables politiques, dont le locataire du 10 Downing Street lui-même.

Un «des djihadistes les plus sérieux» : qui est Usman Khan ?

Agé de 28 ans, Usman Khan est né au Royaume-Uni, selon la décision de justice de 2012. Il quitte l’école sans diplôme après avoir passé une partie de son adolescence au Pakistan, son pays d’origine, dans lequel il rejoint sa mère malade, apprend-on dans le Telegraph. A son retour au Royaume-Uni, il commence à prêcher un islam radical sur Internet et agrège autour de lui de nombreux adeptes. C’est alors qu’il attire l’attention des services de renseignements.

Arrêté en 2012, à seulement 19 ans, il est le membre d’une cellule terroriste originaire de Stoke, Cardiff et Londres, et est alors condamné à 16 ans de prison pour appartenance au groupe ainsi que pour avoir voulu mettre en place un «centre d’entraînement militaire terroriste sous couvert d’une madrassa sur les terres de [sa] famille [au Cachemire]», selon le verdict du juge Sir Alan Fraser Wilkie. Mr.Justice Wilkie, comme il est surnommé Outre-Manche, note alors qu’Usman Khan est «un des plus sérieux djihadistes» de la cellule. Remis en liberté conditionnelle six ans plus tard, Usman Khan se «conformait» à «la liste étendue de conditions» posées par la justice britannique, d’après Neil Basu. Selon des informations du New York Times, le terroriste était porteur d’un bracelet électronique et assistait à une conférence sur la réhabilitation des prisonniers organisée par l’institut de la criminalité de l’université de Cambridge, qui se tenait à Fishmongers’s Hall, quand il a lancé son assaut meurtrier.

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