ORAN

Découverte de bactéries dans plusieurs marques d’eau minérale : Quelle réaction de la part de la DCP ?

Des marques d’eau minérale largement consommées et présentes sur le marché à travers le territoire national, à savoir ‘Lalla Khedidja’, ‘Mouzaïa’, ‘Sidi Rached’ et ‘Nestlé Pure Life’, font l’objet actuellement d’une vive polémique sur le plan sanitaire, selon des analyses microbiologiques. Ces quatre marques d’eau minérale contiendraient des bactéries et ne seraient donc pas conformes, selon ce que rapporte une publication émanant de l’Association de protection des consommateurs (APOCE) qui se réfère à une correspondance adressée par le département de Saïd Djellab, le ministère du Commerce en l’occurrence, à l’ensemble des directions de wilaya du commerce. A Oran, comme ailleurs, les quatre marques d’eau minérale suspectées de contenir des bactéries sont toujours vendues et très visibles sur les étals de tous les commerces de la ville. C’est d’ailleurs ce qui choque les consommateurs qui ont eu vent de cette polémique et qui s’interrogent sur l’absence de réaction de la part de la direction du Commerce de la wilaya d’Oran, qui ne prend même pas la peine de lancer une note à titre préventif au large public. Un réflexe que n’a pas aussi la direction de la Santé ou même les autorités locales censées être soucieuses de la santé de leurs concitoyens. La correspondance en question éditée par le ministère du Commerce est destinée aux directions de wilaya chargées du commerce, elle fait état de lots analysés par les directions de Tizi Ouzou (Lalla Khedidja et Sidi Rached) et Blida (Mouzaïa et Nestlé Pure Life) ne répondant pas aux normes sur le plan microbiologique. Lesdites analyses ont en effet révélé la présence de deux bactéries, à savoir la Pseudomonas aeruginosa et la Coliforme. Toujours selon la correspondance du ministère, les lots concernés ont été produits entre juillet et août 2019. À noter cependant que la missive du département de Saïd Djellab a été envoyée le 5 novembre. Soit plus de trois mois après la production des lots incriminés, une durée trop longue alors que la santé du consommateur est directement mise en danger. Même dans sa timide déclaration, l’APOCE, comme les directions du commerce de wilaya, tente de minimiser l’ampleur de cette situation, alors que des mesures préventives de retrait du marché auraient dû être déjà prises pour éviter toute contamination comme cela se fait dans les autres pays. A ce jour, aucune campagne de sensibilisation ni même de déclaration au grand public n’ont été diffusées, ce qui laisse interrogatif face à cette timide réaction des pouvoirs publics et pourtant il y va de la santé et de la vie du consommateur algérien.

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