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Le SG du MEA à partir de Dar Es-Salam : L’Algérie n’a cessé d’appeler les partenaires de l’Afrique à être à l’écoute des Africains

L’Algérie n’a cessé d’appeler les partenaires de l’Afrique à être à l’écoute des Africains et à « inscrire leurs initiatives dans la continuité des efforts africains » et non pas pour « s’y substituer », a indiqué, vendredi à Dar Es-Salam, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Rachid Bladehane.
Dans son intervention lors des travaux de la 18ème réunion ministérielle Afrique-Pays Nordiques sur la thématique de « la promotion de la paix et de la sécurité face aux menaces locales et globales », M. Bladehane a souligné que l’Algérie « n’a cessé d’appeler les partenaires de l’Afrique à être à l’écoute des Africains et à inscrire leurs initiatives dans la continuité des efforts africains et non pas pour s’y substituer ».
Exprimant sa satisfaction de l’inscription de la thématique de la paix et de la sécurité aux travaux de cette réunion, en mettant fort heureusement un accent particulier sur la nécessité d’une réponse commune aux défis sécuritaires, il a expliqué que « cette approche complémentaire et intégrée est propre à imprimer aux processus de règlement des crises une plus grande efficacité et efficience en ce qu’elle permet d’unifier les objectifs au service d’un seul agenda, celui de la paix et du développement ».
Le secrétaire général du MAE a relevé, à cette occasion, que les tentatives d’ »exclure l’Union africaine des processus de recherche de solutions aux problèmes africains constituent une entorse au principe de coopération » consacré dans la charte des Nations Unies, et ne peuvent qu’éloigner les perspectives de règlement des crises, du fait notamment de l’ignorance des dynamiques sociales, culturelles et économiques propres à l’Afrique mais aussi de la lecture biaisée des défis réels et des causes profondes de la résurgence des conflits et des crises en Afrique.
Rappelant que la prééminence des solutions politiques négociées et les vertus du dialogue ne sont pas à illustrer, il a réitéré la position de l’Algérie appelant « constamment à un règlement politique basé sur le dialogue inclusif et la réconciliation que ce soit au Mali ou en Libye, pays limitrophes et frères, dont la sécurité, l’unité et l’intégrité territoriale constituent une priorité de l’action extérieur de l’Algérie.
Mettant en exergue, également, les acquis « significatifs » engrangés par l’Afrique dans le domaine de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits et des différends, il a noté cependant que « les crises et les conflits continuent de pénaliser les efforts de développement de certains Etats africains ».
« De plus, l’Afrique n’a toujours pas pu venir à bout des menaces sécuritaires que constituent le terrorisme et l’extrémisme violent sévissant notamment dans la région sahélo-saharienne, la criminalité transnationale organisée et les trafics de drogue, d’armes et de personnes, ainsi que des défis globaux tels que les changements climatiques et les flux migratoires illicites », a-t-il déclaré.
Selon lui, outre le manque de moyens et les lacunes en matière de capacités, « ce constat est également dû, en partie, à la multiplication des initiatives concernant l’Afrique, sans pour autant impliquer les Etats africains et les organisations du continent, en particulier l’Union africaine, ainsi que les différentes ingérences que nous continuons malheureusement à observer dans différentes régions africaines ».
A ce titre, il a fait savoir que l’impact de l’insécurité et de l’instabilité sur le développement de certains Etats africains « doit nous interpeller pour redoubler d’efforts » en vue de consacrer cette approche de complémentarité qui tient compte des objectifs de sécurité et de développement.

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