ORAN

Pour cambriolage, agression et viol : Trois individus écopent de 15 ans de réclusion criminelle

Hier, mercredi, une première affaire a été enfin traitée à la Cour d’Oran, et ce, après la décision, prise mardi soir par les magistrats, de la suspension de leur mouvement de grève.
En effet, le tribunal criminel de première instance d’Oran a siégé dans une première affaire après un débrayage qui a duré plus d’une dizaine de jours.
Le dossier, traité hier, concernait une affaire dans laquelle sont mis en cause quatre individus dont un est toujours en fuite. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, violence et attentat à la pudeur. Des peines de 15 ans de réclusion criminelle ont été prononcées à l’encontre des trois mis en cause présents à l’audience d’hier. Quant à leur quatrième complice, il a été condamné par contumace à une peine de 20 ans.
La genèse de cette affaire remonte au 1 octobre 2015 quand quatre malfrats se sont introduits vers 3 heures du matin dans une maison appartenant à une famille composé d’un couple et ses enfants. Les assaillants avaient, selon le récit du père de famille victime de ce cambriolage, agressé violemment ce dernier en lui assénant plusieurs coups de poignard, ce qui lui a valu un certificat d’incapacité de 45 jours. L’un des bandits aurait violé la mère de cette famille sous les yeux de son mari, impuissant pour intervenir, et ses enfants en bas âge. Les bandits se sont ensuite emparés de tous les objets de valeur qui leur sont tombés sous la main avant de prendre la fuite. Après que la victime, le père de famille, a déposé plainte, une enquête a été tout de suite enclenchée. Après leur identification par les investigateurs, les malfaiteurs ont été traqués. Les enquêteurs ont réussi à les repérer à bord d’un véhicule, mais les quatre mis en cause ont abandonné la voiture en question pour prendre la fuite. Trois ont été interceptés alors que leur quatrième complice avait réussi à se dérober. La fouille du véhicule des bandits a permis la découverte de l’un des objets volés. Lors de l’audience d’hier, les trois mis en cause ont nié en bloc les charges retenues contre eux. L’un deux expliquera que la victime avait monté cette histoire de toutes pièces pour se venger de lui car un différend existait en eux. Un autre indiquera qu’au moment des faits, il était incarcéré dans le cadre d’une autre affaire. Cependant, il n’a pas pu fournir la preuve de ce qu’il avançait. Le procureur de la République, qui est revenu sur les faits graves de cette affaire et sur ce qu’a vécu cette famille en cette nuit-là, requerra des peines de 20 ans de réclusion criminelle contre les trois mis en cause présents hier à l’audience.

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