ORAN

Manque de transporteurs constaté dans 17 lignes urbaines et suburbaines : L’expiration du contrat avec Tahkout chamboule les calculs de l’ETO

M.A.J

Annoncée dans l’un de nos précédents numéros, le non renouvellement du contrat liant l’entreprise de transport d’Oran (ETO) à celle de Tahkout, a mis dans le flou l’avenir de 320 travailleurs qui exercent à travers la wilaya. Le contrat qui a pris fin samedi dernier, a sonné le début de la période de chômage pour les chauffeurs, receveurs et contrôleurs qui sont pour la plupart des responsables de familles. Les travailleurs des bus oranges se sont rassemblés dimanche devant la direction du transport, où des représentants des protestataires, venus poser leurs doléances à la tutelle, n’ont pas eu des nouvelles réjouissantes. Avant cette étape, ils sont passés par la wilaya, où les représentants du wali qui se trouve à Alger, leur ont expliqué que la solution dépasse le wali, puisque le contrat et les négociations se font au niveau central. “Si des solutions ne sont pas trouvées, nous risquons de perdre nos emplois”, se sont alarmés un groupe de travailleurs, hier matin, à l’occasion d’un sit-in organisé devant le siège de la wilaya. Ce rebondissement a causé depuis dimanche, un grand déficit au niveau des 17 lignes sur lesquelles ces 100 bus de Tahkout étaient répartis. Sur ce point, le président de l’union générale des transporteurs privés (UGTP) Chikh Omar Noureddine, a affirmé que 50 bus appartenant aux privés renforceront les lignes qui connaissent un déficit, et pallier ainsi la pénurie constatée depuis ce début de semaine. Le responsable confirme qu’une convention a été bel et bien paraphée entre le bureau wilaya de l’UGTP et la direction de l’entreprise ETO, qui stipule que les bus privés loués par ETO desserviront durant les 3 prochains mois, les lignes urbaines et surtout suburbaines qui relient la ville aux nouvelles cités de Oued Tlélat et Belgaid, ainsi que les communes limitrophes d’Oran à l’image d’El Braya, Misserghine, Hassi Bounif entre autres. Et ce comme une période d’essai, en attendant ce que vont décider les responsables du ministère du Transport. Selon Chikh Omar Noureddine, les bus qui seront désormais sous la houlette de l’entreprise ETO seront soumis aux lois en vigueur au sein de cette entreprise qui a un régime de travail bien différent du privé. Selon notre interlocuteur, La décision de recourir aux bus privés a été soumise à l’approbation de la tutelle, qui a insisté sur l’état du véhicule, et la rigueur du travail qui font la notoriété des bus ETO. Par ce pas, la moitié du problème vient d’être réglée, en attendant le souci des 320 travailleurs, qui verront leurs postes occupés sans aucun doute par les agents exerçant déjà dans les bus privés, qui vont remplacer les 100 bus de Tahkout.

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