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Plan d’Action du Gouvernement : Une nouvelle approche pour lutter contre le chômage et assurer une couverture sanitaire équitable

Le Gouvernement adoptera « une nouvelle approche » en matière de lutte contre le chômage et s’engage à assurer une couverture sanitaire « équitable et de qualité », tout en œuvrant à remporter le défi de la qualité dans le secteur de l’éducation, a affirmé ce jeudi à Alger le Premier ministre, Abdelaziz Djerad.
Répondant aux préoccupations des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) lors du débat du Plan d’action du Gouvernement, M. Djerad a mis en avant la nécessité de « poursuivre les efforts dans le domaine de l’emploi, à travers l’adoption d’une nouvelle approche reposant sur un traitement purement économique ».
M.Djerad a réitéré la détermination du Gouvernement à « prendre en charge les préoccupations des jeunes exerçant dans le cadre des dispositifs d’insertion socio-professionnelle, des agents contractuels et des remplaçants, à travers une étude approfondie et détaillée de ce problème épineux, afin de trouver les solutions possibles pour établir des passerelles avec le marché du travail aux fins de leur insertion dans la vie professionnelle ».
Abordant le secteur de la santé, évoqué dans nombre d’interventions des députés, le Premier ministre a rappelé « l’importance accordée à ce secteur par le Gouvernement, et ce en vue d’assurer une couverture sanitaire totale, équitable et de qualité, à travers l’intensification des établissements de proximité (urgence et soins) et la prise en charge totale des services d’obstétrique ».
S’agissant de la prise en charge des malades atteints du cancer et de la disponibilité des médicaments toute classe confondue, M. Djerad a précisé que la déclaration du ministre de la Santé à propos des médicaments innovants destinés à la chimiothérapie, la thérapie ciblée et à l’immunothérapie, « a été sortie de son vrai contexte ».
Le ministre de la Santé n’a pas indiqué dans sa déclaration que « l’Etat entendait suspendre l’acquisition de médicaments anti-cancer pour des considérations économiques » a indiqué M. Djerad qui a affirmé que les propos du ministre « étaient destinés aux experts et spécialistes lors du Colloque scientifique internationale sur le cancer, en vue de les inciter à la nécessité de prendre en considération le critère de l’équilibre entre les virtus thérapeutiques du médicament et le service médical rendu ».
A ce propos, le Premier ministre a affirmé que « l’engagement de l’Etat à assurer une disponibilité constante du médicament pour le cancer peut se confirmer par l’affectation de plus de 60 milliards de Da annuellement, destinés à assurer les médicaments et les moyens nécessaires au traitement du cancer ». « Certains médicaments anti-cancer assurés par l’Etat coûtent jusqu’à un (1) million de centimes par an pour chaque patient », a-t-il dit.
Pour ce qui est de la réalisation de structures dédiées au traitement du cancer, le Premier ministre a fait état de la réception de « nouveaux centres à Tizi Ouzou, Sidi Bel-Abbès, Tlemcen, El Oued, Ouargla, Sétif et Batna », annonçant la réception prochaine de deux centres à Adrar et Laghouat.
Les efforts du Gouvernement  » se poursuivront pour le parachèvement de la réalisation des Centres anti-cancer (CAC) à Tiaret, Médéa et Bejaïa, en sus du lancement des travaux d’un autre centre dans la wilaya de Djelfa, en concrétisation de la décision du Président de la République », a assuré M. Djerad.
Evoquant les interventions de certains membres de l’APN relatifs à l’amélioration de la qualité du système éducatif, le Premier ministre a affirmé la détermination du Gouvernement à « poursuivre l’effort dans ce domaine, en vue de consacrer le principe de l’enseignement démocratique et gratuit, et de passer du défi lié au nombre pour remporter le pari de la qualité en vue de se mettre au diapason du processus de la modernité en orientant l’effort vers l’amélioration de la compétence des formateurs et de leurs conditions sociales ».
 » Le Gouvernement adoptera la même démarché pour évaluer et inclure les améliorations indispensables au secteur de l’Enseignement supérieur et de le Recherche scientifique, conformément aux critères de l’excellence scientifique et académique en vue de s’ouvrir sur le monde et s’adapter aux exigences du développement économique », a-t-il soutenu.

Les priorités et les délais d’exécution du Plan d’action arrêtés lors de la prochaine réunion Walis-Gouvernement

Le Premier ministre, a affirmé jeudi que la réunion Walis-Gouvernement, décidée par le Président de la République pour les prochains jours, définira les priorités, traduira les mesures et fixera « avec précision » les délais d’exécution du Plan d’action du Gouvernement, y compris la mise en œuvre du plan d’urgence pour palier les inégalités en matière de développement local, notamment dans les régions du Sud, les zones montagneuses et rurales et les banlieues.
« Conscient de la spécificité, de la priorité et de la sensibilité du dossier du développement, le Gouvernement est disposé à œuvrer à la prise en charge de ces préoccupations dans le but de garantir un développement équitable au profit de toutes les régions du pays, sans exclusion ou marginalisation », a assuré M. Djerad à l’adresse des députés concernant les préoccupations exprimées lors des débats du Plan d’action.
Ce volet, qui a été l’axe fondamental des interventions des députés, « constitue une priorité majeure pour le Gouvernement qui non seulement partage le même diagnostic mais également l’impératif de réunir toutes les conditions d’une vie décente aux citoyens où qu’ils se trouvent et quelque soit leur wilaya ».
« La vérité amère est qu’il existe des zones d’ombre et d’exclusion y compris dans la capitale du pays », a-t-il déploré ajoutant que « l’Algérie ne peut pas fonctionner à deux vitesses et notre peuple mérite une meilleure prise en charge où qu’il se trouve ».
Soulignant l’engagement du Gouvernement à poursuivre les programme d’infrastructures et d’équipements prévu dans les différentes régions du pays, « dans le cadre d’une nouvelle approche participative », le Premier ministre a fait état d’un travail en cour pour la révision de la nomenclature nationale des projets de développement, notamment ceux gelés, reportés ou pas entamés encore.

Il a évoqué, en outre, la redéfinition de l’ordre de priorité de réalisation de ces projets dans chaque wilaya en fonction des besoins réels, capacités disponibles, le dividende socio-économique suivant les spécificités de chaque région ».
S’agissant du « nombre excessif » de départements ministériels relevé par certains députés, M. Djerad a rappelé que « le Gouvernement en place est composé de 28 départements ministériels seulement, ce qui est le même nombre de ministères dans les gouvernements précédents », sachant que l’élargissement de l’Exécutif à nombre de ministres délégués et secrétaires d’Etat qui relèvent administrativement et financièrement de leurs tutelles, « n’entraine pas une charge financière conséquent ».

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