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Selon Bruxelles, l’épidémie de coronavirus peut avoir un impact sur la croissance de la zone euro

Dans un communiqué, la Commission européenne a mis en garde sur les conséquences potentielles de l’épidémie de coronavirus qui sévit. En perspective : l’impact d’une baisse du PIB de la Chine sur les économies européennes. L’épidémie du nouveau coronavirus est désormais susceptible de peser sur l’activité de la zone euro, tout comme les les tensions commerciales et incertitudes liées au Brexit, a mis en garde Bruxelles ce 13 février, maintenant cependant à 1,2% ses prévisions de croissance pour 2020 et 2021. «L’apparition et la propagation du coronavirus et son impact sur la santé publique, les vies humaines et l’activité économique sont une source de préoccupation croissante», souligne la Commission européenne dans un communiqué.

«A l’heure actuelle, on suppose que le PIB de la Chine sera le plus touché au premier trimestre, avec des retombées relativement limitées au niveau mondial», estime l’exécutif européen. Mais «la durée de l’épidémie et les mesures de confinement adoptées» constituent «un risque majeur» car une propagation globale pourrait rapidement perturber «la chaîne de valeur mondiale», ajoute-t-il. L’industrie allemande, déjà en souffrance, est «particulièrement exposée» à l’éventuel «impact prolongé du coronavirus sur le commerce extérieur et les chaînes d’approvisionnement». «Il est trop tôt pour évaluer l’ampleur de l’impact économique négatif» de l’épidémie, mais il s’agit d’une «source de préoccupation évidente», a affirmé le commissaire européen à l’Economie, Paolo Gentiloni. Le nouveau coronavirus, qui a touché plus de 60 000 personnes et fait au moins 1 300 morts en Chine, où il apparu en décembre, affecte une trentaine de personnes dans sept pays mais n’a pas fait de mort dans l’UE. D’autres risques, plus familiers, persistent par ailleurs sur la zone euro, à commencer par la «grande incertitude» qui «plane encore sur le futur partenariat» qui doit être négocié cette année avec le Royaume-Uni. De même, «le degré élevé d’incertitude entourant la politique commerciale américaine reste un obstacle à une reprise plus générale du climat des affaires», souligne la Commission. Enfin, «l’agitation sociale en Amérique latine», «l’aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient», mais aussi «les risques liés au changement climatique» – qui «ne peuvent être exclus à court terme» – pourraient également peser dans la balance.

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