ECONOMIE

Infrastructures et d’équipements : Poursuite des programmes selon une nouvelle approche participative

  • Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a affiché, l’engagement du Gouvernement à poursuivre les programmes d’infrastructures et d’équipements prévus dans les différentes régions du pays, dans le cadre d’une nouvelle approche participative.
    A ce titre, M. Djerad a fait état d’un travail en cours pour la révision de la nomenclature nationale des projets de développement, notamment ceux gelés, reportés ou pas entamés encore et pour la redéfinition de l’ordre de priorité de réalisation de ces projets dans chaque wilaya en fonction des besoins réels, capacités disponibles, le dividende socio-économique suivant les spécificités de chaque région.
    A ce propos, il a affirmé que la création du climat propice à l’investissement était « la pierre angulaire de la politique du renouveau économique que le gouvernement s’engage à lancer, à travers l’introduction de réformes audacieuses touchant tous les acteurs de la vie économique ».
    Il a évoqué, pour ce faire, la mise en place d’une politique industrielle axée sur la valorisation des capacités industrielles et des ressources nationales et l’émergence d’une économie fondée sur l’innovation, le savoir, la compétitivité et la qualité.
    Le foncier industriel nécessaire sera garanti « aux véritables investisseurs » à travers l’accélération de la cadence de réalisation des zones industrielles et la récupération du foncier inexploité, en sus de la réalisation de nouvelles zones d’activités, a-t-il ajouté.
    En matière d’habitat, le Premier ministre a affirmé la détermination du gouvernement à redoubler d’efforts afin d’assurer la réception, dans les délais impartis, des programmes en cours de réalisation et le parachèvement de leur aménagement et raccordement aux différents réseaux, tout en mobilisant les ressources nécessaires au lancement du programme ambitieux initié par le président de la République visant la réalisation d’un million de nouveaux logements.
    Ce programme, a-t-il estimé « est à même de donner un élan au logement social, rural et locatif et à la formule de lotissement étant les formules préférées des catégories au revenu moyen et limité et des habitants des zones rurales et désertiques, avec l’attachement à garantir la transparence et la justice dans l’identification des bénéficiaires et la distribution des logements.
    Le Gouvernement veillera également à assurer une prise en charge idoine des dossiers liés au cadastre, à la mis en conformité et parachèvement des constructions de manière à garantir les droits de l’Etat et du citoyen, a indique le Premier ministre évoquant la lutte contre la spéculation immobilière et la nécessité d’oeuvrer à donner à nos villes une belle image.
    Concernant l’Agriculture, M. Djerad a indiqué que le secteur bénéficiera d’un grand intérêt à travers l’augmentation de l’aide destinée à l’investissement agricole, le renforcement de l’efficacité des mécanismes d’accompagnement des agriculteurs et le développement des systèmes et techniques de productions agricole et animalière, notamment dans les régions sahariennes et les Hauts-Plateaux, en vue de constituer une base solide à même d’assurer la sécurité alimentaire nationale et l’émergence d’une industrie de transformation compétitive.
    Pour ce qui est des préoccupations relatives à la lutte contre le chômage, il a affirmé la poursuite des efforts en matière d’emploi, à travers une nouvelle approche reposant sur un traitement purement économique, réitérant la détermination du Gouvernement à prendre en charge les préoccupations des jeunes travaillant dans le cadre des dispositifs d’insertion socio-professionnelle, des agents contractuels et des remplaçants, à travers une étude approfondie et exhaustive de ce « problème épineux ».
    « Le Gouvernement est parfaitement conscient des défis à relever pour réaliser tous les espoirs suscités par le programmes du président de la République », a-t-il assuré.
    S’agissant du financement du Plan d’action, M. Djerad a précisé que son Gouvernement adoptera une approche globale, reposant sur plusieurs mesures, pour assurer le financement de son Plan d’action, dont la réforme fiscale et le drainage des capitaux en circulation dans le marché parallèle avec »une forte consolidation » de la finance islamique.
    Le Gouvernement compte, dans ce cadre, diversifier les ressources financières du pays « par l’augmentation de l’efficacité du recouvrement fiscal, la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales et la révision du systèmes des avantages fiscaux », a-t-il ajouté.
    il a ajouté que les efforts du Gouvernement seront axés sur la mobilisation de ressources supplémentaires, le drainage de l’épargne et la masse monétaire circulant dans le marché parallèle pour le financement du développement économique.
    « Le développement de la finance islamique sera un domaine que le Gouvernement renforcera fortement, a-t-il fait savoir.
    Il a indiqué, par ailleurs, que « les ressources de l’Etat seront orientées vers ceux qui en ouvrent véritablement droit parmi les catégories vulnérables et défavorisées pour une plus grande justice sociale ».
    Interrogé par la presse sur la nature des ressources financières auxquelles compte recourir le Gouvernement pour financer son plan d’action, adopté jeudi soir par l’APN, M. Djerad a avancé qu’il était possible de recourir à des financements extérieurs qui « ne touchent pas à la souveraineté » du pays. »Nous allons aller vers l’argent qui existe un peu partout dans le monde sans toucher à notre souveraineté », a-t-il dit à des journalistes.
    Dans ce sens, il a cité comme exemple les financements de la Banque africaine de développement (BAD) et des Fonds arabes d’investissements qui, souligne-t-il, « donnent des prêts à très longs termes et avec des taux d’intérêts très faibles, qui ne touchent pas à notre souveraineté et ne remettent pas en cause les fondements de notre politique économique ».

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