ORAN

Le litige avec les commerçants bloque le lancement des travaux : A quand la réhabilitation du marché de la rue des Aurès ?


M.A.J
Le projet de reconsidération du marché des Aurès « la bastille » reste au stade de l’étude et l’élaboration de la fiche technique, qui incarnera une vision d’avenir pour ce marché après les « tentatives » de réhabilitation qui ont été vouées à l’échec. La dernière était programmée l’année passée, avant que le désaccord avec les commerçants, notamment ceux des tables, qui avaient refusé leurs délocalisations vers la cave de la place hoche, ne vienne ajourner le début des travaux. Ce hic a retardé le projet qui figure pourtant parmi les priorités des responsables de l’APC et ceux se sont succédé à la tête de la wilaya, qui effectuent souvent des visites sur le terrain, mais qui n’ont, en revanche, jamais pu convaincre les commerçants à changer de lieu, et céder le passage au chantier. Pendant ce temps-là, les anciennes bâtisses situées le long de la rue des Aurès, attendent cette opération de restauration, qui redonnera à au célèbre marché de la Bastille son lustre d’antan. D’un autre côté, la saleté, les déchets de légumes et de fruits, les eaux usées et les mauvaises odeurs, imprègnent les lieux dans le désordre et déforment l’aspect environnemental du souk. D’ailleurs les résidents et les commerçants « légaux » attendent le lancement du projet de la rénovation, pour remettre de l’ordre et mettre fin à l’anarchie. Des sources ont affirmé que les 150 commerçants refusent catégoriquement la proposition du maire Noureddine Boukhatem, qui avait choisi la cave de la place Hoche pour abriter provisoirement le marché, mais ils se disent prêts à déplacer leur tables vers les ruelles et les passages reliant la rue Larbi Ben Mhidi et la rue des Aurès, et cela pour une année dans l’espoir de lancer les travaux sans causer des désagréments aux marchands. Une autre source a même fait état d’une proposition de déménagement vers l’autre marché célèbre du centre-ville, en l’occurrence le marché Michelet, qui est rappelons-le, vide, avec la quasi-totalité des box fermés par leurs propriétaires. Mais un problème judiciaire et administratif se posera dans ce cas, puisque l’APC ou la wilaya doit engager une longue et éprouvante bataille contre les propriétaires.
De leur côté, les représentants des commerçants de la Bastille, ont confirmé qu’ils n’étaient pas informés de tout cela. Rappelant que la dernière rencontre qui a réuni avec les représentants de la commune d’Oran, remonte au mois passé, lors de laquelle, l’APC a annoncé que les travaux de rénovation des réseaux divers vont concerner que 100 des 600 mètres que compte la rue, en attendant que voie se dégage pour avancer . Ce problème reflète l’impuissance des responsables de la commune à gérer les dossiers « chauds » notamment ceux concernant le squat et les redevances. Sachant que la plus grande commune du pays, n’arrive même pas à recouvrir ses créances, et à profiter de l’énorme fortune que représente la location des espaces et lieux qui relèvent du domaine communal. Seules les guéguerres sur les postes et l’influence font l’actualité de cette assemblée qui patauge dans les problèmes internes qui se sont reflétés sur la gestion de la ville devenue chaotique.

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