MONDE ARABE

Libye : Le sommet de l’UA veut un cessez-le-feu et la fin des interférences

L’Union africaine (UA) veut un cessez-le-feu et la fin des interférences extérieures en Libye, a déclaré Le commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Smail Chergui.
S’exprimant lors d’une conférence de presse en marge du 33e sommet de l’UA, le Commissaire Chergui a indiqué qu’au long des discussions des dirigeants africains au CPS et au sommet s’est dégagée une volonté forte pour œuvrer à la cessation des hostilités en Libye.
« Nous voulons le respect du cessez-le-feu, le respect de l’embargo sur les armes et nous voulons la fin des interférences dans les affaires de la Libye », a-t-il déclaré.
L’UA qui veut se ressaisir du dossier libyen souhaite coopérer avec l’ONU dans le cadre d’une mission conjointe pour évaluer la situation sur le terrain et préparer le déploiement d’une autre mission d’observateurs pour surveiller le cessez-le-feu à Tripoli et là où c’est nécessaire, a annoncé le chef du CPS lors de cette conférence de presse.
Chergui a ajouté que la réunion ayant précédé le sommet de l’UA et qui a rassemblé le CPS, le président du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, le président Sassou Ngessou, le SG de l’ONU et le président de la commission de l’UA, Moussa Faki a permis « de renouer l’engagement pour une meilleur coopération entre l’UA et l’ONU ».
« Avec ces développements nous prévoyons de transférer la représentation de l’Union africaine à Tripoli », a-t-il ajouté, relevant la disponibilité de l’ONU à accueillir dans ses locaux cette représentation.
Chergui qui s’est félicité des décisions du Congrès de Berlin, a affiché la volonté du Conseil de la paix et sécurité de l’UA d’œuvrer à leurs mises en œuvre. C’est à ce titre que le CPS va prendre part à la réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre de ces décisions prévue le 16 février à Munich, a-t-il dit.
Evoquant le Sahel, le Commissaire Chergui souligne que le sentiment qui prévaut aussi bien au CPS qu’au sommet est « qu’il ne faut pas laisser la force G5 Sahel seule » dans cette lutte.
Le sommet soutient que l’intervention militaire de 2011 en Libye a complètement déstabilisé les pays du Sahel ouvrant la porte aux trafics de toute sorte.
A ce titre, Chergui a annoncé une contribution additionnelle de 10 millions de dollars au fonds pour la paix de l’UA, portant ainsi les montants mobilisés à 154 millions de dollars dans le cadre de cet instrument qui sera rendu opérationnel prochainement.
Le chef du CPS a indiqué que les discussions au sommet ont souligné l’importance de la prévention des conflits, de l’investissement dans développement et de la gouvernance afin de s’attaquer aux sources du terrorisme au Sahel.
L’Afrique a aussi besoin de déterminer le soutien additionnel au pays du Sahel en axant son travail sur la préparation des forces et l’harmonisation de l’entrainement, a poursuivi M. Chergui.
Le Commissaire a fait savoir également qu’à la demande du G5 Sahel, le CPS va procéder à la révision du Concept d’opérations stratégique (CONOPS) de cette force conjointe pour lui permettre de focaliser sa lutte sur le Liptako Gourma, zone frontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, où agissent plusieurs groupes terroristes.

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