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Mauvaises conditions dans les hôpitaux : Le Ministre veut une amélioration rapide


Il a instruit les responsables des établissements de santé d’ouvrer dans les plus brefs délais pour humaniser les hôpitaux.

Le Ministre de la santé Abderrahmane Benbouzid a rencontré jeudi dernier les Ccadres de son département. Les débats ont porté essentiellement sur la situation des établissements de santé publique. L’état des lieux fait par les intervenants a fait ressortir une situation qui frôle la catastrophe. Le premier responsable du secteur a en effet demandé de faire l’audit de ce secteur. C’est ainsi qu’une sorte de filmographie réelle a été réalisée pour relever les nombreuses carences constatées dans c e mêmes secteur. A la lumière de l’état des lieux, le Ministre a donné des instructions fermes pour réaliser une réforme rapide. Il veut des changements que les usagers des établissements de santé publique, ressentiront rapidement. Parmi les priorités qu’il a relevé, c’est la gestion des services des urgences. Il a mis l’accent sur la nécessité de l’introduction de nouveaux mécanismes. La santé en Algérie est caractérisée par une gestion aléatoire. Les budgets qui lui sont alloués sont loin de refléter la véritable situation épidémiologique. « Il a fallu plus de 20 ans pour que les responsables du secteur de la santé aient enfin compris que le cancer n’est plus une maladie rare. C’est dans l’urgence qu’ils ont décidé de construire de nouveaux centre anti-cancer au sud et dans les régions des hauts plateaux », dit un épidémiologue. Ce dernier qui tient à l’anonymat revient à la charge : « les études que nous menons ne sont aps exploitées par les décideurs ». Des Praticiens s’avouent souvent désarmés devant certaines situations. « Il m’est arrivé de reporter une intervention chirurgicale car le fil de suture vient à manquer. Nous n’avons pas toujours les moyens pour exercer notre métier », avoue un chirurgien dans un grand hôpital de la capitale. « Si nous sommes confrontés à de telles pénuries dans la Capitale, quelle est la situations dans els hôpitaux de l’intérieur du pays », ajoute-t-il.
Les usagers des hôpitaux se plaignent évidement des conditions qu’ils rencontrent dans les établissements de santé. Ils estiment que la santé des algériens n’est pas importante chez les responsables du secteur. Ce sont les services de gynécologie qui sont le plus critiqués. Les femmes gardent souvent de très mauvais souvenirs des ces lieux où des mamans viennent accoucher. Ces lieux sensées accueillir la vie, sont devenues dans certains cas des endroits où des femmes sont pratiquement torturées. « Je devais accoucher dans un hôpital de la capitale. Quand je suis entrain dans le service, tous les lits étaient occupés. Comme ma belle mère a vu des femmes allongées sur des matelas posés à même le sol, elle a interpelé mon mari qui m’a emmenée dans une clinique privées », dit un professeur d’histoire dans le secondaire. Les gens se plaignent aussi des services urgences où certains ont passé plusieurs heures avant d’êtes consultés par un médecin. « J’ai accompagné mon fils alors âgé de 4 ans. Il avait une blessure au visage. On m’a envoyé vers le service de chirurgie infantile situé à l’autre bout de l’hôpital. Ensuite j’ai dû aller au service maxillo-facial. On aurait dû prévoir toutes les spécialités dans le même service des urgences », dit un père de famille. Les dernières recommandations du Ministre de la santé sont bien accueillies par les gens que nous avons abordés. Ils espèrent juste qu’il s’agit là d’un véritable sursaut et non d’une campagne pour endormir les usagers des hôpitaux.
Saïd Ibrahim

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