MONDE ARABE

Liban : Un retour sans grâce de Saad Hariri au Liban

Sa fortune a fondu, comme son crédit dans l’opinion et ses soutiens à l’étranger, mais le leader sunnite n’en a pas moins décidé de former encore son gouvernement, pour diriger un système politique à bout de souffle et un pays pareillement exténué.
Et de quatre. Chassé par la rue en octobre 2019, Saad Harari revient au pouvoir à la faveur de l’onde de choc de l’explosion du port de Beyrouth. Il occupe à nouveau le devant d’une scène politique en recyclage permanent, grâce au système confessionnel libanais qui assure le poste de premier ministre à un sunnite. Le fils de Rafic Harari, tué dans un spectaculaire attentat en 2005, vient d’engager des tractations pour former son quatrième gouvernement. Sa mission est d’éviter la faillite financière alors que les caisses des banques sont vides, et de tenter de stabiliser une économie en pleine déconfiture.
Le chef du «Courant du futur» entend constituer, selon ses dires, une équipe de «spécialistes non partisans dans le cadre de la feuille de route française». «Il sait qu’accepter l’initiative d’Emmanuel Macron, c’est se tirer dans le pied, mais il sait aussi que le pays a besoin d’une bouffée d’oxygène.

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