ORAN

Fruits, légumes et viandes : Flambée des prix à Oran

M.A.J

Les commerçants, mandataires et détaillants, ont annoncé la couleur. Mis en garde par le ministre, ils n’ont pas hésité à augmenter les prix des fruits et légumes. Un tour à travers les marchés de la ville d’Oran, suffira pour se rendre compte que la mercuriale a vraiment pris l’ascenseur, ces derniers jours. Officiellement, les responsables de l’Etat affirment que cette hausse est injustifiée, du coup des brigades sont sur le terrain afin de veiller sur la régularité des prix. Les mandataires nient d’être derrière cette hausse des prix, accusant les détaillants d’augmenter les prix à leur guise, ces commerçants qui pointent eux aussi du doigt les grossistes de leur proposer une marchandise chère avec une petite marge de bénéfice pour eux. Selon les observateurs, l’Etat doit réagir afin de reprendre la main sur la situation, et apaiser la tension sur les ménages, qui font face à une série d’augmentations sans précédent. Un coup dur pour le budget, des fonctionnaires qui peinent à « résister » jusqu’à la fin du mois. La tomate et la pomme de terre deux légumes essentielles pour les ménages sont constamment touchés par la hausse des prix inexplicable, au même titre que le poulet. L’anarchie a donc touché les secteurs clés du Commerce et de l’Agriculture, de quoi interpeller les responsables à passer à l’acte pour un terme à la spéculation qui gangrène nos marchés. Des légumes, une viande et un dessert, une nécessité nutritionnelle, pour faire d’une assiette, un repas équilibré, c’est du moins, ce que nous prescrivent les nutritionnistes et les médecins, pour assurer une bonne et saine alimentation à nos enfants, n’est plus possible. La réalité, est bien sûr toute autre, le panier des chefs de famille devient difficile à remplir, pour satisfaire cet équilibre alimentaire. Pour ce qui est des produits alimentaires et principalement les fruits et légumes, on constate aisément, que le seul gagnant dans la partie, c’est le marché informel et de fait, les spéculateurs avec leur mainmise sur un secteur qui échappe et qui a vaincu tous les dispositifs de contrôle. De l’autre côté, nous trouvons deux perdants, la trésorerie de l’Etat et bien sûr le consommateur.

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