ECONOMIE

Comptabilité analytique au sein des entreprises : Un moyen d’assurer l’accès aux marchés extérieurs

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a mis l’accent, à Blida, sur la nécessité d’adopter la comptabilité analytique au sein des établissements à caractère économique et industriel (EPIC) en vue d’assurer l’accès au marchés extérieurs.
« Toutes les entreprises doivent adopter et appliquer la comptabilité analytique en vue de maitriser les coûts de production indirects qui impactent par conséquent les prix ce qui permettra de relever le défi de la concurrence qui ouvre la voie sur les marchés extérieurs », a déclaré le ministre qui s’adressait à un directeur d’une confiserie industrielle au niveau la zone industrielle « Benboulaid » à Blida.
A cette occasion, il a insisté sur la nécessité de destiner un quota de la production à l’exportation en vue de garantir au mois une place dans le marché africain, notamment en prévision de l’entrée en vigueur, prochainement, de l’accord relatif à la création de la Zone de Libre échange continentale africaine (ZLECAF) approuvé par le Parlement en attendant sa signature par le Président de la République ».
« Le fait de destiner un quota de la production à l’exportation nous permettra d’assurer une place au marché africain », a expliqué le ministre relevant « l’impératif de cibler 53 pays africains » pour que nous ne perdions pas le marché africain, comme ce fut le cas pour les marchés arabe et européen ».
« Le marché africain est important car il couvre 1,2 milliards de consommateurs dont le Produit Intérieur Brut (PIB) s’élève à 2.500 milliards dollars avec un espace commercial d’une valeur d’échange de plus 3.000 milliards de dollars d’où l’impératif de changer les mentalités et y réfléchir, d’autant que l’Algérie se situe dans une position stratégique lui permettant d’exporter via ses passages frontaliers du Sud mais aussi par avions et conteneurs », a précisé le ministre.
« Il n’est pas nécessaire de réaliser un surplus de production pour qu’on puisse exporter. Il faut consacrer au mois 20 % de la production à l’exportation », a souligné M. Rezig.
« L’ensemble des départements ministériels concernés par les secteurs commercial et industriel soutiendront les investisseurs, néanmoins ils ne peuvent pas mener une concurrence à l’étranger à votre place.
Nous allons vous accompagner et offrir toutes les facilitations mais vous devez fournir davantage d’efforts et proposer un produit concurrent », a-t-il soutenu.
Le ministre a fait savoir que le gouvernement s’attelait à élaborer une politique sur le foncier industriel qui sera mise en œuvre par les walis dès son parachèvement.

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