ORAN

Ils ont entamé un mouvement de grève contre le départ volontaire proposé par la société : Le dossier des travailleurs du Port Sec MTA sur le bureau de Tebboune

M.A.J

Des centaines de travailleurs de la société des Ports Secs, Maghrébine de Transport et Auxiliaire (MTA) filiale de la multinationale Miditerranean Shipping Company (MSC) sont entrés en grève illimitée afin de réclamer leur droit de garder leurs postes respectifs, après que la société les a informés qu’elle lancera les procédures du départ volontaire. Cette décision est venue suite à la décision du Président de la république la fermeture immédiate des ports secs non autorisés. Les travailleurs se sont opposés à cette décision, et ont demandé en eux, le départ de cette société, appelant les hauts responsables du secteur à faciliter le retour de la SONATMAG et ainsi garder les postes d’emploi et gérer les conteneurs par les compétences locales comme l’a suggéré le chef de l’Etat. Selon les dernières nouvelles, le dossier de la protestation serait sur le bureau du Président Tebboune suite à la lette de doléances qui a été adressée par les travailleurs au médiateur de la république en vue de trouver l’issue qui garantira la préservation des postes d’emploi des agents de la société établie à Oran, Alger, Bejaia et Annaba. A Oran, le mouvement de grève entamé depuis mardi au niveau des 3 sites de la société MTA à Es-Sénia et La Glacière, se poursuit jusqu’à la satisfaction des revendications soulevées. Les employés ont scandé haut et fort : « On veut la nationalisation de la MTA, et on réfute la gestion étrangère de la MSC via sa filiale MTA ». Selon un représentant des travailleurs grévistes : « Comment se fait-il qu’une société qui enregistre encore des bénéfices annuels estimé à 800 milliards cts en moyenne, propose aux employés un départ volontaire ou un chômage technique, alors que tous ses services marchent et les bilans sont largement positifs ». Selon un autre agent : « L’inspection du travail à laquelle nous avons déposé notre dossier nous a donné raison, on ne peut pas pousser des travailleurs à la porte après tant d’années de service ». Sa collègue, une mère de famille ajoutera : « On souffrait d’un salaire minable, de l’absence des primes, nous les femmes on était contraintes de travailler en pleine pandémie, alors que les autorités nous ont permis de rester avec nos enfants à la maison, mon amie atteinte d’un cancer n’a bénéficié d’aucune prise en charge, et elle était même obligée de venir travailler, c’est inadmissible ».

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