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60 000 nouveaux cas en 2025 : La prévention ; seule arme contre le cancer


En l’absence de vaccin, la lutte contre le cancer est une affaire de chacun des citoyens algériens. Il faut consulter le médecin au moindre doute.

Plus de 50.000 nouveaux cas de cancer ont été recensés en 2020 en Algérie. Durant la même période, 20.000 décès dus au cancer ont été signalés. Des efforts ont certes été consentis par les pouvoirs publics. De nouveaux centres de lutte anti-cancer ont été ouverts dans toutes les régions du pays. Ces chiffres sont avancés par le Professeur Kamel Bouzid, Chef de Service d’oncologie au Centre Pierre et Marie Curie d’Alger. Le même praticien estime qu’en 2025, quelques 60 000 nouveaux cas seront diagnostiqués. « Les mêmes chiffres seront encore plus importants en 2030 », explique-t-il. En réalité, l’Algérie comptabilise chaque année, un nombre plus importants de personnes atteintes du cancer. Selon des spécialistes en épidémiologie : « Il s’agit là d’un cas de mutation pathologique dans un pays ». Le plan de santé mis en place par les pouvoir publics a permis de venir à bout de nombreuses maladies infectieuses. La tuberculose, la Poliomyélite, le choléra ont été vaincus. Certes des cas sont recensés encore, mais au début de l‘indépendance, ces cas se chiffraient en centaines de milliers. De nouvelles maladies dites du siècle apparaissent : diabète, hypertension, maladies cardiaques, cancer etc.
En 1986, l’Algérie avait recensé 4000 cancers. Cette fois aussi, des spécialistes interviennent pour mettre les points sur les I. « Certes 4000 cas ont été recensés en Algérie en 1986. Cela ne veut pas dire qu’il n’y-avait que 4000 malades qui avaient le cancer. Beaucoup de patients sont décédés chez eux. Les moyens de diagnostics étaient dérisoires et en nombre limité. Aujourd’hui les scanner est devenu un examen courant. Les laboratoires d’anatomie-pathologie existent partout sur le territoire », tient à préciser un médecin spécialiste en anatomie-pathologie. Cette spécialité est très utile pour le diagnostic du cancer, puisque les médecins qui la pratiquent peuvent déterminer si un tissu cellulaire est cancéreux ou non. Le développement des moyens techniques permettent en effet de faire des diagnostics sûrs. Pour les nutritionnistes, l’augmentation du nombre des cancers est une réalité. Ils évoquent pour cela la mutation alimentaire des algériens. « Nous avons hérité d’un patrimoine culinaire basé sur les céréales, les légumes, les fruits et peu de viandes. Ce régime est très bon pour la santé. Aujourd’hui nous mangeons comme le monde occidental, et nous avons ainsi importé leurs pathologies », dit Salem Abdi un nutritionniste algérien installé en Belgique.
Devant l’augmentation du nombre du cas des cancers, des campagnes de sensibilisation sont lancés pour inviter les algériens à consulter le médecin dès l’apparition de signes particuliers. « Le cancer est une grave maladie. Il n’y-a pas encore de vaccins pour s’en prémunir. La meilleure des solutions, c’est de commencer le traitement dès l’apparition du cancer. Pris à temps le cancer est curable », dit Farid Chiari, un des premiers radiothérapeutes algériens. Le même interlocuteur souhaite par ailleurs un changement des habitudes aliemntairees des algériens : « Il est important de revenir au régime alimentaire de nos aïeux. Le consommateur doit choisir les bons aliments pour la santé ».
Saïd Ibrahim

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