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Libye : Le Conseil de sécurité renouvelle le mandat de la mission d’appui des Nations Unies

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution visant à renouveler le mandat de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) pour une durée d’un an, soit jusqu’au 15 septembre 2021.
La Résolution 2542 a obtenu le soutien de 13 des 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie se sont abstenues. La MANUL est entre autres chargée de promouvoir un processus politique inclusif et un dialogue sécuritaire et économique en Libye, de poursuivre la mise en œuvre de l’Accord politique libyen, d’aider le gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale à consolider la gouvernance, la sécurité et les mesures économiques dans le pays, de contribuer à parvenir à un cessez-le-feu accepté par toutes les parties libyennes et d’apporter un soutien approprié à sa mise en œuvre, et de soutenir toutes les phases ultérieures du processus de transition politique, dont la mise en place d’un processus constitutionnel et l’organisation d’élections.

Un changement de structure

Ce nouvel organigramme qui s’accompagne d’un renouvellement pour un an, jusqu`au 15 septembre 2021, de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) (environ 200 personnes) a été décidé après plus de six mois de discussions au Conseil de sécurité.
Il revient désormais au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres de désigner les deux personnes qui occuperont les nouvelles fonctions.
La Manul n’a plus d’émissaire (également appelé Envoyé spécial) depuis la démission en mars, pour raison de santé, du Libanais Ghassan Salamé et est dirigée par intérim par son adjointe, Stephanie Williams, une Américaine.

La résolution prévoit que « la Manul sera dirigée par un Envoyé spécial du Secrétaire général (…) avec pour objectif particulier d’assurer une médiation avec les acteurs libyens et internationaux pour mettre fin au conflit ».
Sous son autorité, « un coordinateur de la Manul s’occupera des opérations au jour le jour et de l’administration » de la mission », précise le texte.
La résolution demande au secrétaire général de définir dans les deux mois à venir les « étapes pour obtenir un cessez-le-feu durable » et de fournir parallèlement des « recommandations » sur un possible rôle de l’ONU dans sa « surveillance ».
Le texte réclame enfin une « application complète » de l’embargo sur les armes décrété en 2011 et régulièrement violé depuis, avec « l’arrêt de tout soutien et le retrait de tous les mercenaires armés » présents en Libye.
Lors d’un entretien mardi avec quelques journalistes, Peter Maurer, président du Comité international des sociétés de la Croix-Rouge basé à Genève, s’est déclaré « plutôt encouragé de voir qu’il y a un mouvement politique même s’il est trop tôt pour dire qu’il va conduire à une situation plus stable ».

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