ORAN

Pas de poursuites judiciaires, financement « halal » et davantage d’opportunités : ANSEJ, une nouvelle ère pour booster les micro-entreprises

M.A.J

L’Agence Nationale du Soutien à l’Emploi de Jeunes (ANSEJ) vient de réaffirmer que les dettes des bénéficiaires du crédit de l’agence ne seront pas effacés, mais les porteurs de projets, bénéficieront d’un échéancier afin de régler leurs situations respectives vis-à-vis de l’ANSEJ. Depuis sa création, l’ANSEJ a financé des milliers micro-entreprises portant sur des projets de qualité ont été créées à Oran, générant autant de postes d’emploi dans plusieurs domaines, dont l’agriculture, le bâtiment, les travaux publics et l’hydraulique. Selon les responsables de l’ANSEJ, cette augmentation « appréciable » revient au « rush » des universitaires et des diplômés des centres de formation professionnelle sur les crédits ANSEJ. L’agence accorde la priorité dans l’octroi des crédits aux jeunes universitaires et diplômés des centres de formation du secteur public ainsi que les jeunes issus des instituts de formation agréés pour assurer une meilleure gestion des projets et augmenter leurs chances de succès. L’accompagnement de ces jeunes est assuré par l’agence dans la concrétisation de leurs projets qui leur prodigue les conseils nécessaires pour éviter tout problème lié à une mauvaise gestion financière. Les activités de ces micro-entreprises créées par des jeunes universitaires touchent les secteurs de l’industrie, de l’hydraulique, des travaux publics, du bâtiment, de l’agriculture, de l’artisanat, de l’électronique et des professions libérales, indique-t-on. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie adoptée par l’antenne d’Oran qui se concentre sur la qualité des projets en exploitant des brevets d’innovation et des idées bénéfiques pour le développement local et l’économie nationale.

Le financement islamique à partir du 1er novembre

Et que le bonheur ne vient jamais seul, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des micro-entreprises, Nassim Diafat vient d’annoncer le recours à la finance islamique pour la promotion des micro-entreprises à compter du 1er novembre. Ce nouveau type de transaction financière, poursuit le ministre délégué, « facilitera la réalisation de l’objectif du Gouvernement de créer un million de micro-entreprises durant les 4 prochaines années ». Il a assuré que « les jeunes ayant bénéficié de crédits et d’aides financières dans le cadre de l’ANSEJ et n’ayant pas encore remboursé leurs dettes, ne seront pas emprisonnés ». Afin de faciliter le remboursement des dettes des jeunes ayant vendu leur matériel, « ces derniers bénéficieront d’un rééchelonnement sur une période de 15 ans », a-t-il ajouté. Pour les jeunes concernés par l’effacement ou l’exemption totale ou partielle de l’obligation de remboursement auprès l’ANSEJ, le ministre délégué a cité les cas des jeunes décédés ou ceux dont les entreprises ont été impactées par des catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre et les inondations. L’effacement des dettes concerne également les personnes victimes d’un handicap moteur ou mental les empêchant de poursuivre leurs activités, ainsi que les jeunes dont le matériel a été saisi par les banques et qui sont restés redevables à l’ANSEJ à hauteur de 30%, ou encore ceux dont le matériel souffre d’usure et nécessité rénovation. L’ANSEJ connaîtra un changement radical dans ses volets organisationnels en y associant les représentants des associations dans son conseil d’orientation et l’adoption d’une nouvelle approche économique « permettant aux jeunes bénéficiaires du dispositif ANGEM d’élargir leurs activités au niveau de l’ANSEJ, a affirmé M. Diafat.

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