CULTURE

Ouverture d’une nouvelle galerie d’Art à Alger : «Diwaniyah», un temple dédié à la création et aux créateurs

Un nouvel espace dédié à l’art ouvrira ses portes le 21 septembre prochain. Il s’agit de la galerie «Diwaniyah» pour les arts, sise au 398 du lotissement Les Dunes, Cheraga, Alger.

La galerie devait ouvrir au mois de mars dernier, mais pour cause de la pandémie du coronavirus, le rendez-vous a été reporté. Pour son inauguration, cet espace accueillera une exposition collective qui durera jusqu’au 13 janvier et sera animée par des artistes algériens, arabes et étrangers. Le fondateur de «Diwaniyah», l’artiste international Hamza Bounoua, a révélé, dans une interview accordée au journal «Akhbar Al Watan», que «Diwaniyah» est une galerie d’art et une plateforme qui héberge des expériences internationales dans les arts contemporains islamiques et arabes en Algérie et se préoccupe de promouvoir le mouvement artistique dans le pays et d’offrir des opportunités aux créateurs. Bounoua a ajouté que «Diwaniyah» s’ouvre sur les cinq continents et vise à présenter l’art arabe et islamique contemporain à un public plus large en proposant un programme innovant pour les artistes émergents aux niveaux local, régional et international. Pour son baptême la galerie accueille une exposition intitulée « Massarat » (Parcours), qui réunit les artistes Rachida Azdaou et Thileli Rahmoune d’Algérie, Ghada Zoghbi du Liban, Mohamedd Abu al-Naja et Mohamed Ibrahim d’Egypte, Lulwa Al-Hamoud d’Arabie saoudite, Rachid Diab du Soudan, Mohamed Al-Amiri de Jordanie et Shadi Talayi d’Iran. L’exposition sera également un hommage à l’artiste algérienne Baya Mahieddine, dont une des œuvres sera présentée tout au long de l’exposition. Hamza Bounoua explique que le choix d’Alger pour le lancement de son projet est motivé par lancement de la «Diwaniya» vient d’Alger, dans la croyance en l’importance de cette la ville méditerranéenne ouverte à l’autre, et qui a accueilli, au long de son histoire, différentes civilisations et de multiples cultures, islamique, andalouse, européenne, mais aussi berbère. Selon lui, «aujourd’hui la capitale mérite d’être le point de rencontre de toutes les sensibilités artistiques existant dans le monde et d’être la capitale culturelle par excellence». Hamza Bounoua exprime le souhait, que ce temple de l’art sera une plus-value au monde artistique algérien qui ne se limitera pas uniquement à l’instant de l’exposition mais aspire à créer «un dialogue entre le créateur et le destinataire, et nous aspirons à renouveler la communication avec le public » et que cette initiative soit « le début d’une nouvelle ère en 2020 en promouvant le mouvement artistique en Algérie». Selon toujours l’organisateur de l’événement, les expositions, qui dureront 3 mois, seront aussi agrémentées par des rencontres et des débats autours de l’art et de sujet divers. Hamza Bounoua déclare que chaque exposition qui se tiendra à «Diwaniyah» rendra hommage à une des figures majeures de l’art algérien et arabe.

Leave a Reply