CULTURE

Trafic illicite des biens culturels : Mettre à jour la législation nationale

Les participants au colloque international virtuel sur la lutte contre le trafic illicite et la récupération des biens culturels, organisée par l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco), , en coopération avec le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, se sont rendus compte de la gravité de ces crimes engendrés par le trafic illicite de biens culturels sur le patrimoine culturel de l’humanité, en particulier avec la croissance régulière des marchés électroniques et les enchères dans lesquelles des pièces historiques volées sont commercialisées via les réseaux sociaux.
Les participants à la conférence, dont un ministre impliqué dans la lutte pour la sauvegarde du patrimoine dans plusieurs pays ainsi que d’éminents experts internationaux spécialisés dans la récupération d’antiquités, ont souligné la nécessité d’actualiser la législation nationale des pays et les accords internationaux régissant ce domaine, en tenant compte de l’évolution des crimes de vol de biens culturels en recrudescence ces dernières années, et qui se sont multipliés à la lumière des conflits et des périodes d’instabilité dans certains pays dans le monde musulman. L’ordre du jour de la conférence s’est caractérisé par une séance virtuelle au cours de laquelle le docteur Salem Ben Mohamed El Malik, directeur général de l’Isesco, et le docteur Khaled El Anani, ministre du Tourisme et des antiquités de l’Egypte, y ont pris part. Sera suivie par sessions spécialisées qui ont traité de la situation actuelle du commerce illicite des biens Culturel dans le monde islamique. Ces travaux ont porté sur cinq interventions du docteur Hacen Nazim, ministre de la Culture, du Tourisme et des Antiquités de la République d’Irak, John Michel Abimbula, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts de la République du Bénin, et Abdellah Afifi représentante du ministre marocain de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Mme Elena Viajugani, représentante du ministre grec de la Culture et des Sports, et Roberto Ricardi, représentant du ministère italien de la Culture et du Tourisme.
Le docteur Salem Ben Mohamed El Malik, a animé la seconde session, qui portait sur les défis de la lutte contre le trafic illicite de biens culturels: les nouvelles méthodes de trafic de biens culturels. Il a indiqué que la guerre et le conflit armé au Yémen représentaient le plus grand défi auquel les Yéménites étaient confrontés dans le domaine de la protection des biens culturels, indiquant que le Yémen avait perdu des milliers de biens culturels, parmi lesquels se trouve le plus ancien exemplaire du Coran écrit sur une peau de gazelle ainsi qu’une copie de la Torah. Parallèlement, le docteur Ghazi El Ghaïri, ambassadeur de Tunisie auprès de l’Unesco, a souligné que l’intérêt pour la préservation et la protection du patrimoine subaquatique n’est pas moins important que les autres types de patrimoine. M. Lazar Elondo Asumu, directeur de la culture et des interventions rapides à l’Unesco, a déclaré, quant à lui, que les questions juridiques et législatives doivent être prises au sérieux pour lutter contre le trafic illégal d’antiquités.

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