CULTURE

Le maître Smaïn Hini, n’est plus : La musique andalouse en deuil

La scène musicale est en deuil. Le grand maître du patrimoine arabo-andalou, Smaïn Hini, est décédé à l’âge de 74 ans, à la suite de son atteinte de la Covid-19.

Né le 17 avril 1946 à la Casbah d’Alger, il fréquente le conservatoire d’Alger dans les années 1960 dans les classes d’Abdelkrim Dali et d’Abderrezak Fakhardji. D’abord au piano, il suivra en parallèle les cours de Qanoun (Cithare) dans la classe de Boudjemâa Fergane. Par la suite, il ne se produira sur scène qu’au Qanoun, c’est avec cet instrument que le public le connaît le plus.
En 1971, il fonde, avec Kateb Yacine, Rabah Asselah, Ali Zaâmoum et d’autres, l’Organisation nationale culturelle des travailleurs, et participa dans des projets de créations théâtrales, ainsi qu’au premier Festival de chants polyphoniques à Sétif. Il quitte le conservatoire en 1974. Il contribuera, au sein du secteur de la jeunesse et des sports, à la formation d’éducateurs. Le 9 septembre 1981, il rejoint l’Association El Fakhardjia nouvellement créée. Il sera avec l’orchestre de l’association dont l’ossature était formée par d’anciens élèves du Maître Abderrezak Fakhardji.
Un orchestre qui a été dirigé par les Maîtres Fakhardji, Hadj Djaïdir Hamidou, Boutriche Mustapha et Arezki Harbit. En 1986, il fonde avec d’autres musiciens une nouvelle association « Es Sendoussia » , une association qui se distinguera très peu de temps après avec un premier prix lors du festival «Le Printemps d’Alger». Après le départ de son coéquipier, Noureddine Saoudi, Smaïl Hini prendra la direction de l’orchestre de l’association (une des seules à ne pas avoir gelé ses activités durant les années 1990)…
En 1997, il quitte Es Sendoussia pour fonder une nouvelle association «El Inchirah», qu’il dirige. L’artiste a perdu sa dernière bataille contre la Covid-19 qui a eu raison de lui jeudi matin à l’hôpital Lamine-Debaghine(ex-Maillot) de Bab el Oued à Alger. La disparition de Smaïn Hini est une grande perte pour la musique andalouse et le monde associatif. Ce fut un vrai modèle sous la coupe de qui une génération de brillants musiciens et interprètes a vu le jour.

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