CULTURE

SILA 2020 : Entre report et version numérique

Prévue, comme chaque année, à la fin d’octobre, la prochaine édition du Salon International du Livre d’Alger (SILA) sera-t-il annulé en raison de la crise sanitaire ? La question actuellement sur toutes les langues, taraude les premiers concernés par cette manifestation culturelle d’envergure.

Une chose est néanmoins certaine, toute décision dans ce sens échoit au ministère de la Culture. Nombreux sont les éditeurs algériens à attendre cette décision. Ils évoquent comme possible alternative, de faire passer le Salon en mode virtuel, permettant ainsi de commercialiser leurs livres dans des «kiosques électroniques» dans lesquels seront présentés des livres aux lecteurs qui pourront acquérir leurs titres selon leurs choix dans un cadre légal. Il est ainsi recommandé l’installation de ces formules qui seront ouvertes aux éditeurs algériens tout au long de l’année, et dont l’espace pourra être aussi investi par les éditeurs étrangers tout au long de la durée de la manifestation. Ces mesures font partie des propositions étudiées par le ministère de tutelle afin d’atténuer l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur les éditeurs et l’industrie du livre.
Une proposition qui nécessite également la réflexion sur un accord prospectif entre le ministère de la Culture, des Postes et des Télécommunications dans les formats de paiement possibles et l’exploitation de la numérisation pour activer la vente du livre à distance. Il est aussi attendu que l’organisation du salon algérien du livre connaisse une restructuration complète à partir de l’année prochaine. En revanche, le comité spécial d’étude des textes d’organisation de la loi sur le livre qui a été mis en place par la tutelle, a finalisé un certain nombre de propositions. Les textes en question devraient être publiés dans les semaines à venir car ils se sont concentrés sur le soutien du livre local et le renforcement du réseau local des bibliothèques et ce, afin de soutenir et d’activer le réseau de l’industrie du livre. L’accélération de l’étude et de la publication des textes d’organisation du livre qui auraient dû être publiés dans un délai d’un an, après la ratification de la loi sur le livre, est venue pour activer et mettre en œuvre la loi sur le terrain et sauver l’industrie du livre de la faillite engendrée par l’épidémie de coronavirus. Ainsi, les membres de la commission ont soumis au ministère des propositions de révision de ladite loi après la publication des textes réglementaires et leur application sur le terrain. Pour ladite commission, il est impératif de revenir sur certains aspects de la loi et l’adapter aux exigences de la réalité.

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