ORAN

Sans salaires depuis 9 mois : Les travailleurs de la SATEM dans l’expectative

Des soucis financiers de la société BATENCO OUEST, implantée à Oran, et spécialisée dans le bâtiment, travaux publics et hydraulique, se sont répercutés négativement sur l’une de ses filiales, en l’occurrence la SATEM, une société d’assistance technique d’engineering et de maîtrises d’œuvre dans différents domaines notamment celui des constructions civiles et industriels, l’agriculture, l’hydraulique, les hydrocarbures, la santé et le tourisme, où elle a pu acquérir pendant trente-quatre ans de l’expérience et de la compétence. Cette filiale dont les bilans ont été toujours positifs et ils le sont toujours, selon un représentant des travailleurs, et ce malgré les problèmes de la société mère, qui est détenue à 55% par des français et à 45% par EPE BATIMETAL. Selon notre interlocuteur : « BATENCO OUEST est en difficulté et au bord de la liquidation, mais la filiale SATEM est en bonne santé financière avec un plan de charge, des clients crédibles (ENNA, RENAULT, MDN. KNAUF…etc) mais à cause des problèmes BATENCO, SATEM s’est retrouvée en train de subir la mauvaise gestion de la société mère. » Aujourd’hui la SATEM n’arrive pas à payer ses salariés depuis 9 mois, elle est au bord de l’asphyxie financière et cela, par ce que des sous-traitants de BATENCO OUEST et d’autres filiales se rabattent sur les compte bancaires de SATEM qui sont positifs, ce qui ne permet pas à la direction de SATEM de régler les problèmes des salaires et d’autre charges, des décisions juridiques pour le gel des comptes de SATEM, met dans le flou l’avenir du bureau d’études SATEM qui risque la fermeture contrairement aux directives et instructions du gouvernement Djerad notamment pour les entreprises de cette vocation ( engineering en tous corps d’état) ayant exercés pour le compte des plus grandes pourvoyeurs de fonds algériens (Sonatrach-Naftal-Enna-ministère de la défense, multinationales). « La fermeture d’un bureau comme le nôtre entrainera la perte des compétences d’une cinquantaine de cadres algériens toutes disciples confondues entre ingénieurs et architectes, dont on aura besoin d’une dizaine d’années pour les regrouper » dira le représentant des travailleurs SATEM. Et d’ajouter : « En plus de ce calvaire les actionnaires sont quasiment injoignables et ne se soucient guère du sort de nos familles. Ceci est un appel du collective des salariés de SATEM en détresse, à travers vous, on lance un appel aux autorités compétentes afin de régler notre situation désolante et l’avenir d’une société en jeu avec un potentiel de SATEM qui peut rapporter un plus à l’Algérie nouvelle. » conclura notre interlocuteur.

M.A.J

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