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Le ministre des Moudjahidine loue les qualités de la défunte avocate Gisèle Halimi

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Tayeb Zitouni a adressé un message de condoléances à la famille de l’avocate Halimi Gisèle décédée mardi à l’âge de 93 ans, dans lequel il a vanté les qualités de la défunte et sa défense de la cause algérienne lors de la guerre de libération.
La défunte « a défendu les militants algériens détenus durant les années 50 du siècle passé aux côtés de ceux qui ont bâti un pont aérien entre Paris et Alger en aller-retour pour la défense de nombre de moudjahidine parmi les prisonniers ou ceux ayant été injustement condamnés », a écrit M. Zitouni.
Et d’ajouter que la défunte « a affirmé à chaque occasion que la majorité des moudjahidine et moudjahidate prisonniers ont subi de tortures les plus atroces, à l’instar de Djamila Boupacha qui était à ses yeux un symbole de combat et de militantisme de la femme algérienne contre le colonisateur ».
Née en Tunisie, la regrettée « s’est engagée depuis son jeune âge à défendre plusieurs causes justes, et a combattu jusqu’à l’indépendance d’abord de la Tunisie puis de l’Algérie », a-t-il encore rappelé, revenant sur son parcours durant lequel elle a « énergiquement dénoncé la torture exercée par l’armée française, et a plaidé pour les militants algériens prisonniers ou poursuivis par l’administration française lors de la glorieuse révolution algérienne ».
Au lendemain de l’indépendance, poursuit le ministre, la défunte a poursuivi « son parcours militant au service de ceux qui se battaient pour la liberté des peuples et le recouvrement de la dignité humaine dérobée, avant qu’elle ne se lance dans la défense de la cause palestinienne en plaidant pour les militants palestiniens dans les tribunaux israéliens ».
La défunte finit comme « membre du jury du tribunal Russell sur la Palestine (TRP) tout en s’employant à unifier les lois sur les droits de la femme européenne », a-t-il écrit.
En cette douloureuse occasion, M. Zitouni présente à la famille de la défunte ses sincères condoléances et sa profonde compassion, affirmant qu’avec « le décès de Gisèle Halimi, nous aurions perdu une des femmes qui ont donné des leçons sur les principes, les valeurs humanistes et les idéaux de justice et de liberté », a-t-il conclu.

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