ECONOMIE

Noureddine Legheliel, expert international en économie et ancien analyste boursier auprès de banques suédoises : L’Algérie adopte des choix économiques » politiquement courageux »

L’expert international algérien en économie et ancien analyste boursier auprès de banques suédoises, Noureddine Legheliel a estimé, lundi, que l’Algérie adopte des choix économiques « politiquement courageux », notamment face à cette conjoncture économique mondiale due aux répercussions de la pandémie du Covid-19.
S’exprimant à l’APS, l’expert a souligné que la crise sanitaire planétaire a produit un chaos économique, affectant l’ensemble des pays du monde, estimant que « l’Algérie est l’un des pays ayant recouru rapidement à des choix et réformes économiques courageux sur le plan politique pour face à cette grave situation ».
« En dépit du retard accusé dans le redressement économique du pays durant des décennies, l’Algérie vient d’adopter un nombre de mesures à saluer. Il s’agit d’abord de mettre en place une politique de rationalisation de la dépense publique permettant de sécuriser les réserves de change face aux obligations de l’état vis-à-vis du secteur socio-économique durement frappé par les répercussions de la crise sanitaire mondiale, la toute courageuse décision de se relancer dans l’investissement minier et éviter l’endettement extérieur ».
Il a soutenu, à ce titre, que cette dynamique reflète une volonté politique réelle et courageuse et une vision d’une gestion efficace pour minimiser l’impact de la conjoncture économique engendrée par la pandémie, recommandant d’aller de l’avant et de lutter efficacement contre toutes les séquelles de la bureaucratie.
« S’attaquer aux phénomènes sévissant depuis très longtemps dans le paysage économique national, n’est pas seulement une nécessité, mais une solution impérative en ces temps durs dictant l’obligation de mettre un terme au pléthore de salariés dans les entreprises publiques, sans que cela ne conduise à un chômage massif et à la pauvreté », a-t-il déclaré.
« La direction d’une économie est une affaire de gestion de paramètres et d’indicateurs et l’Algérie semble être dans cette logique », a encore estimé l’expert international qui a largement contribué dans les analyses internationales sur les questions boursières et pétrolières.
En ce qui concerne la relance du domaine minier, l’expert trouve que le recours à ce créneau est « vital », vu le cycle baissier des marchés de la matière première en Algérie, notamment en métaux, relevant que cette « bonne initiative » devra consolider la rationalisation de la dépense de la devise en renonçant à l’importation, réduire des coûts de réalisation des infrastructures et stabiliser le marché national lorsque le cycle sera haussier.
Il s’est interrogé au passage comment se fait-il que l’Algérie qui recèle un fort potentiel dans le domaine minier accuse un tel retard depuis les années 1980.
Noureddine Legheliel a relevé à cet égard, que l’Algérie est le pays le mieux placé économiquement dans la région maghrébine, une zone où ses voisins sont rongés par l’endettement extérieur rendant faibles toutes solutions possibles pour faire face aux répercussions de la crise sanitaire, nonobstant l’impact de la chute drastique des revenus du tourisme et la baisse des transferts de capitaux depuis l’étranger.

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