CULTURE

Centre algérien de la cinémathèque : Années de braises, le cinéma en parle

Le Centre algérien de la cinémathèque et de la cinématographie (Cinémathèque algérienne) revient sur deux belles réalisations cinématographiques algériennes traitant la décennie noire, à savoir «Rachida» de Yamina Bachir-Chouikh et «Mal Watni» de Fatima Belhadj. Le CAC a publié, samedi dernier, sur sa page Facebook, une vidéo du grand cinéaste algérien, Mohamed-Lakhdar Hamina, réagissant au film «Rachida» réalisé en 2002 . «ça reste un film de très belle facture et de belle envergure, fait avec des tripes» dit-il de cette œuvre. Ce long-métrage relate l’histoire d’une jeune institutrice appelée Rachida d’Alger, violemment prise à partie par une bande de terroristes, dans laquelle se trouve un de ses anciens élèves. Celui-ci lui demande de placer une bombe dans l’établissement où elle travaille. Refusant de s’exécuter, Rachida est abattue sur place. Sur le même espace virtuel y est diffusée la bande annonce de «Mal Watni». Ce titre revoit à la chanson de l’interprète de la chanson châabi, Reda Doumaz. Il s’agit de la première réalisation de Fatima Belhadj en 2007, c’est aussi le premier rôle au cinéma de Salah Aougrout aux côtés de Chafia Boudraa. Ce film relate l’histoire d’une modeste et simple famille algérienne qui survit durant les années de guerre civile algérienne. Après le décès de son mari, une mère prend son courage à deux mains et élève ses cinq filles et son garçon attardé mental toute seule. Ce long-métrage comprend une histoire très émouvante qui présente un aperçu du lourd vécu des familles algériennes durant les années de terreur. Afin d’accomplir un devoir de mémoire, ce flash back est une commémoration de cet événement tragique et de ses victimes, qui fera sans doute connaître cette tragédie nationale aux générations futures.

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