SOCIÉTÉ

La canicule complique la vie des algérois : Des jeunes se cachent pour nager


Les baignades sont interdites, mais cela ne décourage pas tous les jeunes : les plus téméraires n’hésitent pas à se rendre dans les plages difficile d’accès.

Il fait très chaud sur la capitale ces derniers jours. En plus de la chaleur naturelle, les effets de l’humidité et de la réverbération augmentent la sensation de la canicule. En effet, la présence de l’humidité provoque une importante transpiration, surtout chez les diabétiques et les asthmatiques. Cela ne veut aucunement dire que les personnes en bonne santé ne souffrent pas des effets de la canicule. Dans les grandes métropoles côtières, les résidents sont confrontés à de considérables problèmes durant la saison estivale. Les arbres plantés comme décorations le long des grands boulevards n’ont pas un effet bénéfique sur la santé gens. Ils ont été plantés comme motifs décoratifs sans plus. Il y’a certes des jardins publics, mais ils ne sont pas en nombre suffisant. Pour bénéficier de l’ombre, des citadins sont obligés d’aller à la campagne. Les jardins publics de la capitale sont tous fermés dans le cadre des mesures barrières arrêtées pour lutter contre la propagation du Covid 19.
L’été 2020 est particulier pour plusieurs raisons. Les visites familiales sont rares. Même les habitants du grand Sud ne sont pas encore venus pour fuir les grandes chaleurs. « Ma fille habite à Tamanrasset où son mari travaille. D’habitude, elle vient à Alger pour passer deux mois. Cette année ce n’est pas possible. Son mari est mobilisé. Je ne vais pas voir mes petits- enfants que j’adore », dit une retraitée de l’Education. Comme les transports aérien et maritime sont à l’arrêt, ceux qui devaient se rendre à l’étranger pour passer leurs vacances, vont rester à la maison. Les conditions de vie ne sont pas toujours faciles dans les maisons. Les habitants des appartements au centre ville sont les plus touchés par le confinement partiel encore en vigueur dans la wilaya d’Alger. « Les jeunes algérois vivent pratiquement dehors durant l’été. Les maisons sont exiguës alors ils passent leurs journées à la plage, et le soir venus ils se rencontrent en bord de mer pour passer le temps », dit un quinquagénaire de Bab El Oued. Il ajoute : « Tous les jours, je dois rentrer chère moi à 20 heures. je souffre entre quatre murs ».
Durant la journée, des jeunes se rendent dans les différentes plages d’Alger. Ils ne peuvent s’adonner aux plaisirs de la baignade. Il est en effet interdit de nager. Les estivants peuvent prendre des bains de soleil. Les jeunes très remontés contre cette interdiction, choisissent les plages difficiles pour nager justement. Ils placent des guetteurs dans les endroits stratégiques. Dès que les services de sécurité sont en vue, les nageurs se cachent. Des spots publicitaires sont diffusés par les chaînes de télévision pour attirer l’attention les citoyens sur les dangers des baignades dans les plages retirées. « Je sais que nager dans les plages rocailleuses est dangereux. Mais je n’ai pas d’autres choix. Je veux profiter de la mer et surtout me rafraîchir. Les plages faciles d’accès sont interdites. Les policiers refusent l’accès à l’au à tous les estivants », dit un jeune étudiant qui fréquente la plage de l’Eden à Bab El Oued.
Saïd Ibrahim

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