MONDE ARABE

Maroc : Acharnement judicaire contre le journaliste défenseur des droits de l’homme

Le tribunal de Casablanca a condamné le défenseur des droits humains Omar Radi à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 500 dirhams marocains (environ 50 euros) pour avoir insulté un juge sur les réseaux sociaux. Le 5 mars 2020, une audience du procès d’Omar Radi s’est tenue devant le tribunal de première instance de Casablanca. Le parquet a requis l’inculpation du défenseur des droits humains pour avoir « insulté le juge ». La défense a plaidé pour son acquittement, affirmant que son message posté sur les réseaux sociaux ne contenait rien d’insultant. La cour rendra son verdict le 12 mars 2020. Omar Radi a été placé en liberté conditionnelle le 31 décembre 2019. Le 2 janvier, le tribunal de Première instance de Casablanca a reporté son audience au 5 mars 2020. Le 26 décembre 2019, Omar Radi a été placé en détention provisoire et il est accusé d’avoir insulté le système judiciaire. Il s’est vu refuser sa mise en liberté sous caution avant sa première audience prévue le 2 janvier 2020. Le 18 avril 2019 vers 8h30 du matin, le défenseur des droits humains et journaliste Omar Radi s’est présenté au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, après avoir reçu une convocation le 16 avril en début de soirée. Le défenseur n’a pas été informé des raisons de cette convocation.

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