ORAN

Hai En-Nasr (ex-Ed-Derb) : Des citoyens craignent de périr sous les décombres des vielles bâtisses

En pleine métamorphose, la ville d’Oran souffre toujours du phénomène des effondrements des vielles bâtisses situées dans des quartiers populaires notamment au centre-ville, censé être l’effigie d’El Bahia. L’un des quartiers les plus touchés par ce problème, est Hai En-Nasr (ex-Ed-Derb) où des centaines de familles attendent avec impatience la reprise des opérations de relogement, qui mettront fin à des décennies de souffrance et de peur sous le toit d’une maison menaçant ruine. Justement, le cri de détresse est lancé par des familles résidant dans des immeubles classés rouge, qui sont menacé de périr sous les décombres d’un effondrement qui pourrait se produire à tout moment. Ces familles qui croyaient que la visite et les assurances de la commission chargée de superviser les résidents du vieux bâti pour une éventuelle opération de relogement, allait être le début de la fin de ce marasme, mais plusieurs années après, aucune bonne nouvelle n’est venue confirmer cette opération, qui pourtant a touché des centaines d’autres voisins qui ont été bel et bien relogés. Ce qui a laissé le doute chez ces familles qui font partie de ceux qui ont été laissées pour la nouvelle opération qui tarde à venir « Croyez-moi que notre souffrance est grande, j’ai peur pour mes enfants, ma voisine est vit la même situation, on se demande pourquoi nous n’avons pas été concernées par ce relogement, pourtant on tous les critères requis pour en avoir » dira une mère de famille. Et d’ajouter : « On est parmi les plus anciens de ce quartier de Derb, on a sollicité les responsables de la wilaya mais en vain, notre situation parle d’elle-même, on est ni tricheurs, ni opportunistes » Le cri de détresse est donc lancé au wali Abdelkader Djellaoui que les habitants de Derb invitent à venir visiter le quartier et constater de près l’énorme danger auquel ils font face. La dernière série des effondrements enregistrée à travers les quartiers d’Oran ont relancé le débat sur l’opération de relogement et de restauration des immeubles qui datent de l’ère coloniale, ainsi que le rôle du contrôle technique des constructions (CTC) qui classe les immeubles au rouge et orange selon leur vétusté. Une stratégie plus probante s’impose donc afin d’éviter à la ville des scénarios chaotiques dont les conséquences seront trop lourde pour les citoyens et même pour les responsables locaux.

M.A.J

Leave a Reply