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Début de la première phase du déconfinement partiel : Appels au respect strict des mesures sanitaires

La première phase du déconfinement a débuté hier dimanche. C’est une première étape progressive et flexible qui se déroule dans le cadre des horaires de confinement partiel.

25 activités commerciales sont concernées par cette reprise partielle décidée par les autorités, en fonction de l’impact socioéconomique et du risque de transmission du Covid-19.
La reprise des activités économiques, commerciales et de service sera conditionnée par le strict respect sur les lieux de travail et/ou de regroupement, des mesures strictes de prévention sanitaire. Aussi, les protocoles sanitaires de prévention dédiés à chaque activité, devront être scrupuleusement respectés et appliqués par l’ensemble des opérateurs, commerçants, clients et usagers.
Le plan de reprise progressive des activités économiques, commerciales et de services sera dans un premier temps déployé en deux phases :

La reprise de l’activité commerciale et de service concernera une première catégorie, cela va des agences immobilières, de voyages, les commerces de produits cosmétiques, de l’artisanat, du tissu d’ameublement passant par les activités de cordonniers, de dépannage, ainsi que les lavages de véhicules, des pâtisseries et des confiseries, les Fastfoods et marchands de glaces d’une manière limité à la vente à emporter, les douches publiques, salon de coiffure pour hommes avec un accès limité pour les clients.
Pour ce faire, le gouvernement ne cesse d’appeler à la prudence et à l’esprit de responsabilité individuelle et collective, qui reste les meilleurs remparts pour dépasser cette crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales.
A l’entame de cette opération de déconfinement, qui sera progressive, flexible et adaptée à la situation épidémiologique nationale et locale, qui sera menée en étroite collaboration avec l’autorité sanitaire et le comité scientifique. Il est nécessaire d’indiquer que la conduite de celle-ci pose plus de contraintes que ne l’a été le confinement.
Le Gouvernement rappelle que les mesures de sortie du confinement ne doivent en aucune manière signifier un retour à la vie normale, mais bien au contraire, il incite à la prudence et à la vigilance car la menace de l’épidémie demeure omniprésente.
Dans son reportage, Mohammed Saïm de la chaîne 3 nous décrit le déroulement du premier jour du déconfinement à Blida, la ville des roses considérée le centre de l’épidémie en Algérie.

Les entreprises industrielles prennent des mesures d’adaptation pour assurer la reprise

Les entreprises industrielles préparent la reprise de leurs activités par des mesures d’adaptation aux exigences de lutte contre la pandémie de Covid-19, ont affirmé des représentants d’organisation patronales qui s’inquiètent par ailleurs des coûts supplémentaires engendrés par ces mesures.
« Après trois mois de restrictions, il est nécessaire de reprendre l’activité économique mais tout en mettant en avant la préservation de la santé publique qui doit rester la priorité absolue. La reprise ne doit pas se faire au détriment de la santé de la population. Des mesures spécifiques seront donc prises au sein des industries et des entreprises d’une manière générale », a déclaré le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Mohamed Sami Agli.
Il s’agit essentiellement du port obligatoire de masques, de la distanciation sociale, de la désinfection périodique des lieux du travail, du contrôle régulier de la santé des travailleurs et de la prise de la température à l’entrée des sites.
Toutefois, ces mesures auront un coût certain sur l’activité de l’entreprise, souligne M. Agli appelant à une solidarité employeur/employés pour faire face à cette situation.
« Ce n’est pas toutes les entreprises qui peuvent mettre à la disposition de leurs employés quotidiennement des masques qui connaissent des prix de folie ou assumer les frais des opérations de désinfection ou du transport du personnel », note le président du FCE, qui rappelle que le tissu économique algérien est composé essentiellement des TPE/PME dont les capacités financières sont limitées.
« Le cas de l’Algérie est particulier comparativement aux autres pays où l’économie subit uniquement les difficultés conjoncturelles liées à la pandémie, alors que les entreprises algériennes souffraient déjà, après une année 2019 très compliquée, et font face actuellement au double choc : crise sanitaire et baisse des prix de pétrole », a-t-il soutenu.

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