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Banque centrale européenne : La présidente propose de revoir les critères de Maastricht


Dans une interview, Christine Lagarde a salué le projet de relance de 500 milliards d’euros proposé lundi par les dirigeants français et allemand. Elle a aussi appelé à moderniser le Pacte de stabilité et de croissance. «Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues», déclare la présidente de  la Banque centrale européenne (BCE) dans un entretien accordé lundi à quatre quotidiens européens : Les Echos pour la France, Corriere della Sera pour l’Italie, Handelsblatt pour l’Allemagne et El Mundo pour l’Espagne.

Elle fait référence au plan de relance proposé par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel. Il vise la création d’un fonds de relance temporaire d’un montant de 500 milliards d’euros constitué par des emprunts de la Commission européenne au nom des 27 Etats membres de l’Union européenne. L’argent obtenu serait ensuite reversé sous forme de «dépenses budgétaires» aux Etats européens et «aux secteurs et régions les plus touchés». Pour Christine Lagarde, cette démarche «témoigne de l’esprit de solidarité et de responsabilité évoqués» (par la chancelière allemande). Décrivant, à propos de la crise qui frappe le Vieux Continent, un choc «considérable, inégalé en temps de paix», la présidente de l’institution de Francfort anticipe pour la zone euro, «dans le scénario le plus sévère, une chute du produit intérieur brut de 15 % sur le seul deuxième trimestre». Dans cet interview la présidente de la BCE estime aussi que cette crise est une bonne occasion de «moderniser» le Pacte de stabilité et de croissance – aussi connu sous le nom de «critères de Maastricht» – suspendu depuis le 20 mars.


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