ORAN

Les prix des aliments les plus demandés durant le Ramadhan augmentent : Les spéculateurs sévissent encore

M.A.J

En ce mois de Ramadhan très particulier, plusieurs habitudes ont changé par rapport aux années précédentes, sauf l’attitude indigne de certains commerçants qui sont derrière la flambée des prix et de l’anarchie qui caractérise le secteur du commerce durant le mois béni. En dépit des mises en garde du ministre du Commerce Kamel Rezig, qui a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie, visant à réinstaurer l’autorité de l’Etat dans les marchés, certains produits très sollicités par les ménages durant la période du jeune, n’ont pas échappé à la spéculation. A l’instar des dattes dont les prix ont pris l’ascenseur en cette première semaine. Il faut dire que ce mois, censé être celui de la charité, est devenu l’occasion pour les marchands pour gagner le max d’argent. Les méthodes et les commerces changent, mais la stupéfaction des ménages reste toujours la même. La spéculation, un véritable casse-tête, dont les responsables n’ont pu éradiquer en dépit des efforts et les initiatives lancées, tout est donc permis pour crucifier encore plus le simple citoyen. De l’autre côté, le commerce illicite fleurit durant ce mois, les pseudos-commerçants profitent pour étaler les produits à grande consommation à l’image des gâteaux orientaux. Malgré le risque, ces vendeurs informels sont toujours aussi sollicités par les citoyens, attirés par des prix relativement bas par rapport aux commerçants réguliers. Comme à chaque fête religieuse, les spéculateurs sévissent, dans une anarchie indescriptible qui caractérise les transactions commerciales. Et le simple citoyen devra, comme d’habitude, faire face à ces agissements, seul contre tous. Du côté du marché d’El Kerma les fruits et légumes sont disponibles, mais selon les commerçants détaillants, c’est au niveau de ce marché que les prix doivent être régulés voire fixés, afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens, qui ne cesse de dégringoler. Pendant ce temps, et comme à son habitude, la direction du commerce, se contente des opérations de contrôle inopinées au niveau de certains magasins de la ville, et négligent le lieu le plus important du commerce local, en l’occurrence le groupement commercial d’El Kerma, où « règnent » les spéculateurs qui achètent la marchandise des mandataires tôt le matin, pour la revendre en deuxième main aux commerçants détaillants qui viennent se ravitailler. Une responsabilité partagée par l’EPIC chargée de la gestion de ce grand marché, qui doit focaliser sur le contrôle de la marchandise, et informer les responsables locaux afin de régir, pour venir au bout du problème, et assainir ce secteur important de l’économie de la wilaya.

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