CULTURE

Musique : Aït Menguellet retrouve son public sur Facebook

Pour garder le contact avec ses fans et insuffler l’espoir et la joie de vivre durant cette période de confinement, le grand barde de la chanson kabyle, Lounis Aït Menguellet, publie depuis quelques jours, des vidéos sur sa page Facebook, dans lesquelles il reprend d’anciens titres.

Dans sa première vidéo, postée le 27 mars dernier, le poète déclare qu’il est «utile durant ces jours de pandémie de garder espoir et aussi le contact». Il rappelle à tous que cette sanitaire n’a d’autre remède que le confinement et exhorte son public et tous les Algériens de s’en tenir aux consignes pour éviter la propagation du coronavirus.
Pour le plaisir de ses fans, il interprète dans cette première vidéo une chanson qui remonte aux années 70, intitule «Anfiyi Kan» (Laisse-moi donc), titre inclus dans l’album «Anida n-tedjam mmi» (Ou avez-vous laissé mon fils). Une poésie qui décrit les aléas de la vie et les déceptions du poète. Dans ce titre Aït Menguellet interpelle le sort auquel il reproche de contredire ses projets. « Je ne sais où vais-je tomber comme la pierre lancée par la main / mon malheur je le traîne come l’escargot qui traîne sa coquille / Laisse-moi donc car rien n’a plus de sens.» Dans un second post, mis en ligne le 30 mars, il offre à ses auditeurs le titre « Amachahu » (Il était une fois) de l’album éponyme datant de 1982. Avant d’entamer la chanson, le maître rappelle toute l’importance du confinement et souhaite que ce malheur qui frappe notre et pays, à l’instar de toute l’humanité, puisse vite disparaître. Il appelle également à la vigilance et à la raison. Cette seconde chanson Aït Menguellet l’a dédiée aux militants auxquels il souhaite encore une fois la liberté dans les plus brefs délais. Amachahu «Je vous raconte l’histoire de celui s’est sacrifié sans que nul ne s’interroge pourquoi / Ceux en qui nous avons cru l’ont trahi / Mais nos ainés nous ont mis en garde contre la servitude /Et que la vengeance appartient à ceux qui viendront après». Un texte très fort en enseignements et une analyse sociopolitique d’une grande perspicacité et pleine de sagesse.
Comme à son habitude, Lounis Aït Menguellet fait preuve de responsabilité envers son public et envers ses concitoyens. Et aves ces posts, le fils prodige d’Ighil Bouammas tente d’alléger le poids du confinement tout en rappelant les gens à leurs responsabilités durant cette crise sanitaire que traverses l’humanité.

Leave a Reply

Theme by Anders Norén