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Affaire de montage automobile et financement occulte de la campagne électorale : 15 ans de prison ferme pour Ouyahia et 12 ans pour Sellal

La première chambre pénale près la Cour d’Alger a condamné ce mercredi les anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, respectivement à 15 et 12 ans de prison ferme, et les deux anciens ministres de l’Industrie Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda à 5 ans de prison ferme, dans le cadre des deux affaires relatives au montage automobile et au financement occulte de la campagne électorale pour la présidentielle d’avril 2019. L’ancien président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) Ali Haddad, et les hommes d’affaires Hassane Larbaoui, Ahmed Mazouz ont été condamnés à 4 ans de prison ferme, tandis que l’homme d’affaires, Mohamed Bairi et le cadre au ministère de l’Industrie, Amine Tira ont écopé de 3 ans de prison ferme. La même juridiction a condamné l’ancienne wali de Boumerdes, Nouria Yamina Zerhouni et le fils de l’ancien Premier ministre, Fares Sellal à 2 ans de prison ferme. L’ancien ministre des Travaux publics et des transports, Abdelghani Zaalane, et l’ancien directeur général de la Banque nationale d’Algérie (BNA), Aboud Achour ont été acquittés. Le Procureur général près la Cour d’Alger avait requis, le 5 mars dernier, des peines de 20 ans de prison ferme à l’encontre des deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, assorties d’une amende de 1 millions Da. Il a requis également des peines de 15 ans de prison ferme à l’encontre des deux ministres de l’Industrie, Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda, outre une peine de 10 ans de prison ferme à l’encontre des anciens ministres, Abdelghani Zaalane et Nouria Yamina Zerhouni et des hommes d’affaires Mohamed Bairi, Ahmed Maazouz, Ali Haddad et Hadj Malik Said. Une peine de huit (8) ans de prison ferme a été également requise à l’encontre Aboud Achour (ancien directeur général de la BNA), et des hommes d’affaires Hassane Larbaoui et Farès Sellal, fils de l’ancien Premier ministre, et d’anciens cadres au ministère de l’Industrie, Hassiba Mokraoui et Tira Amine. Le Procureur général a requis cinq (5) ans de prison à l’encontre de Chaid Hamoud, trésorier de la campagne électorale de l’ancien Président Bouteflika, et trois (3) ans pour les frères Semmai. Il s’agit également d’amendes allant de 1 à 3 millions de dinars avec confiscation de tous leurs biens. Pour rappel, ce procès intervient suite à l’appel interjeté par le Parquet et le collectif de défense contre le verdict prononcé, le 10 décembre 2019, par le Tribunal de Sidi M’hamed, condamnant, notamment, l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb à une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende avec émission d’un mandat d’arrêt international et l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia à une peine de 15 ans de prison ferme avec confiscation de tous ses biens. L’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal a écopé d’une peine de 12 ans de prison ferme et les anciens ministres de l’Industrie Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda d’une peine de 10 ans de prison ferme. Ont été condamnés également l’ancienne ministre Nouria Yamina Zerhouni à une peine de 5 ans de prison ferme, les hommes d’affaires Ahmed Mazouz à une peine de 7 ans de prison ferme avec confiscation des fonds saisis, Hassan Larbaoui à une peine de 6 ans de prison ferme avec confiscation des fonds saisis, et Mohamed Bairi à une peine de 3 ans de prison ferme. Le fils de l’ancien Premier ministre, Fares Sellal a été condamné, quant à lui, à une peine de 3 ans de prison ferme.

Abdelghani Zaalane innocenté

La Cour d’Alger a prononcé ce mercredi la relaxe à l’encore de l’ancien ministre des transports et des travaux publics Abdelghani Zaalane.
L’ancien ministre, poursuivi dans l’affaire du financement occulte de la campagne du président déchu Abdelaziz Bouteflika, a été donc relaxé après que le juge ait approuvé le réquisitoire du du tribunal Sidi Mhamed.
Pour rappel, Zaalane a été le Directeur de campagne du 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika. Lors du procès, l’ex ministre des transports a nié toutes les accusations portées à son encontre, dans l’affaire du « financement de la campagne » du président déchu Abdelaziz Bouteflika.
Et il avait déclaré « j’ai reçu un appel téléphonique de la présidence de la république. Et c’était Saïd Bouteflika qui m’avait appelé pour m’informer que le président de la république m’a chargé de diriger la campagne ».

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