ORAN

L’entreprise ETO face aux difficultés financières : Quel sort pour les travailleurs ?

M.A.J

Rien ne va plus au niveau de la société du transport d’Oran (ETO) affaiblie par une concurrence déloyale et une grave crise financière, cette société étatique frôle la faillite. Cette semaine, les 320 travailleurs de l’entreprise, ont organisé un sit-in devant le siège de la wilaya afin de mettre les responsables locaux devant le fait accompli. Le wali d’Oran a été interpellé afin de prendre le dossier entre les mains et sauver les travailleurs qui seront sommés à quitter leurs postes après le fin du contrat paraphé entre l’ETO et l’entreprise de l’homme d’affaires actuellement incarcéré Mahieddine Tahkout. Le non-renouvellement quasi-certain de ce contrat est synonyme de chômage pour les 320 travailleurs, dont la plupart sont des pères de famille. C’est d’ailleurs le premier souci soulevé par les protestataires au wali Abdelkader Djellaoui, qui selon eux, pourra, après consultations avec les hauts responsables de l’Etat, parapher un nouveau contrat avec un autre opérateur privé, ou acquérir de nouveaux bus étatiques sans passer par la soumission. La fédération des transports et sa coordination de wilayas, relevant de l’union générale des travailleurs algériens (UGTA) le syndicat des travailleurs ont réaffirmé leur soutien aux revendications des travailleurs de l’ETO, qui doivent être pris en charge, à travers la livraison de nouveaux bus pour assurer les rotations au niveau des lignes d’un côté et préserver les 320 postes d’emploi de l’autre. L’entreprise ETO souffre, rappelons-le, de plusieurs problèmes techniques qui entravent son travail et se répercutent négativement sur la prestation de services. Selon des témoignages, les pannes récurrentes ont rendu la tâche très rude, surtout que les bus réceptionnés depuis 2006 nécessitent une grande révision mécanique.
Le sort des 320 travailleurs qui figurent parmi les 800 que compte l’entreprise est désormais lié à ce fameux contrat, qui en cas de non renouvellement, mettra ces chauffeurs et receveurs des bus oranges face aux gouffres du chômage. Une décision politique sera peut être la solution à cette crise qui risque de toucher les autres travailleurs de l’ETO qui déplorent les problèmes que rencontrent l’entreprise face au silence du ministère du transport.

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