ORAN

Des centaines de chauffeurs attendent leur tour pour passer au statut de permanent : Les travailleurs de SOTRAZ menacent de hausser le ton

M.A.J

Décidément, les travailleurs de la zone industrielle d’Arzew veulent faire de cette année 2020, celle de l’amélioration de leur situation socio-professionnelle. En effet, après les travailleurs de la société de maintenance industrielle (SOMIZ), c’était au tour cette semaine des agents de la société de transport des travailleurs de la Sonatrach (SOTRAZ) de se rassembler devant le siège de l’union locale à Arzew, pour revendiquer une meilleure prise en charge de leur situation. Tout a commencé le 9 janvier dernier, lorsque les travailleurs, lors d’une assemblée générale, ont retiré la confiance des représentants syndicaux, mettant fin à leur mandat. Ils ont jugé selon l’un d’eux que leur voix n’était pas entendue. Depuis la tension ne cesse de monter au sein des chauffeurs notamment qui se disent lésés de leurs droits légitimes. Selon nos sources, l’augmentation du salaire reste leur premier souci, surtout que le système de travail est en service de quart. Dans ce cadre, les agents rappellent l’administration que les 5% de plus promis sur le salaire n’ont toujours pas été concrétisés. En deuxième lieu, l’opération de titularisation des travailleurs n’a pas repris, et ce après la première vague de 400 agents « permanisés » dernièrement. Sur ce point ils appellent le directeur à prendre cela en considération et préparer une nouvelle opération, qui prendra en compte l’ancienneté des travailleurs. Dans le même cadre, le rééchelonnement des catégories doit être également réactivé, puisque cela fait plusieurs années que barème n’a pas été revu à la hausse. Sachant qu’une catégorie supérieure se reflètera directement sur le salaire du fonctionnaire. Sur le volet social, les agents de SOTRAZ déplorent la prestation de service, et souhaitent que les choses soient claires et transparentes notamment concernant les primes. Du côté de la direction, aucune réponse positive n’est venue jusqu’à l’écriture de ces lignes, une indifférence qui agace de plus en plus les travailleurs qui menacent de monter au créneau pour avoir gain de cause.

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