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Réforme du Conseil de sécurité de l’ONU : La vision de l’Algérie exposée à Dakar

Le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, a exposé à Dakar, la vision de l’Algérie sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et souligné son attachement à la position africaine sur cette question.
M. Bladehane intervenait lors des travaux de la huitième réunion ministérielle du Comité des dix chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU (C-10), co-présidée par le Sénégal, pays hôte, et la Sierra Leone en sa qualité de président et de coordonnateur du Comité ».
Cette réunion a été consacrée à l’évaluation des progrès réalisés dans le cadre des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU (IGN), à l’examen des moyens à même de promouvoir davantage la position africaine commune, telle que reflétée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, et au renforcement de la cohésion et de l’unité des Etats membres de l’UA sur la question de la réforme du Conseil de sécurité.
Au cours de cette rencontre, M. Bladehane a exposé la vision de l’Algérie sur la réforme du Conseil de sécurité et souligné son attachement à la position africaine, telle qu’articulée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, ainsi qu’à la mise en œuvre du mandat assigné au C-10 par les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA.
M. Bladehane a plaidé en faveur de « la réparation de l’injustice historique que le continent africain a subie et qu’il continue de subir, à savoir son aspiration légitime à occuper deux sièges permanents et deux autres sièges non permanents au sein de cet organe principal de l’ONU, ayant pour mandat principal le maintien de la paix et de la sécurité internationales ».
Dans ce cadre, le Secrétaire d’Etat s’est félicité du « soutien croissant dont bénéficie désormais la position africaine commune de la part d’un nombre important d’Etats membres et de groupes d’intérêt », précisant qu’il s’agit d' »un acquis considérable qui conforte la validité et la justesse de la requête de l’Afrique ».
M. Bladehane a, enfin, souligné « la nécessité pour le continent africain de sauvegarder sa cohésion, sa solidarité et son unité, afin de faire progresser la position africaine commune et parvenir à un Conseil de sécurité plus accessible, démocratique et représentatif, en cohérence avec les réalités géopolitiques nouvelles ».
A noter que cette huitième réunion ministérielle a été sanctionnée par l’adoption d’un document final qui comporte une série de recommandations visant à « promouvoir et à faire progresser la position africaine commune, laquelle s’articule autour du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte, qui prévoit l’octroi à l’Afrique de deux sièges permanents, assortis du droit de veto, ainsi que deux sièges non permanents supplémentaires ».
Mis en place en 2005, le C-10 a été mandaté par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA de défendre la position africaine dans le cadre du cycle de négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, qui se déroule à New York.
Il se compose de l’Algérie, la République du Congo, la Guinée Equatoriale, le Kenya, la Libye, la Namibie, l’Ouganda, la Sierra Leone, le Sénégal et la Zambie.

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