ECONOMIE

Agriculture : La réduction de la facture alimentaire, cheval de bataille du secteur en 2019

La réduction de la facture des importations des produits alimentaires a été le cheval de bataille du secteur de l’Agriculture en 2019, lequel a gagné le pari d’atteindre l’autosuffisance alimentaire dans certaines filières.
Le secteur, qui représente aujourd’hui plus de 12% du produit intérieur brut (PIB), a réussi, durant l’année qui s’achève, à minimiser les dépenses des importations qui ont dépassé 8,5 milliards de dollars en 2018.
L’abondance de la production qui s’est chiffrée à 2,9 milliards de dollars a également permis à l’agriculture de contribuer à la diversification de l’économie nationale à travers l’exportation des fruits et légumes vers l’Afrique et l’Europe notamment et de réduire la facture céréalière en réalisant, pour la première fois, une autosuffisance en blé dur.
Dans le cadre de l’organisation des filières, de nouveaux conseils interprofessionnels ont été créés.
Il s’agit des conseils professionnels des filières caméline, de l’élevage des chevaux, la filière des plantes aromatiques et médicinales et celle du bois et du liège.
L’Organisation des filières avait concerné, en premier lieu, les produits stratégiques tels les céréales, la pomme de terre, l’oléiculture, le lait, la viande rouge et blanche, l’ail et l’oignon, les légumes secs, les fruits, la viticulture, l’apiculture, les dattes et la tomate industrielle.
L’organisation des filières en association professionnelles leur a permis d’améliorer leur intégration dans l’environnement économique et commercial.
Par ailleurs, elle a facilité au ministère l’opération en cours concernant le recensement des produits de terroirs potentiellement «labelisables» dans l’objectif de les valoriser et de les rendre concurrentiels sur les marchés extérieurs.
Les nouveautés de 2019 portent surtout sur la consolidation de la coopération entre les secteurs de l’agriculture et le monde de la recherche qui se sont traduites par la signature de six arrêtés interministériels entre le ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour la création d’unités de recherche au niveau de six instituts agricoles.
Il s’agit de l’Institut national de la protection des végétaux (INPV), de l’Institut national de la vulgarisation agricole (INVA), de l’Institut technique des grandes cultures (ITGC), de l’Institut technique des cultures maraichères et industrielles (ITCMI) et de l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV).
Ces unités de recherches seront financées par la Caisse nationale de recherche et du développement technologique relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
L’entrée en activité de ces unités devrait permettre l’amélioration de la productivité agricole, la gestion rationnelle des ressources naturelles et l’amélioration du contrôle de la santé végétale. Elles devraient également permettre de revaloriser les ressources locales, notamment à travers le choix des types de semences

Le rôle incontournable des startups pour garantir une agriculture durable

Par ailleurs, les pouvoirs publics ont décidé, lors du dernier conseil du gouvernement de l’année qui s’achève, d’impliquer davantage les jeunes diplômés porteurs de projets innovants pour assurer une agriculture durable et de qualité. Dans ce cadre, des facilitations nécessaires leur ont été promises, leur permettant de contribuer à l’investissement agricole et au développement des systèmes de production notamment dans le sud et les hauts plateaux afin de relever le défi de la sécurité alimentaire.
2019 a également était marquée par l’expansion de la production agricole, grâce à l’élargissement des espaces irriguées, estimées à 1,36 millions d’hectares ainsi que le réaménagement des points d’eau.
Le secteur s’est, d’autre part, penché sur l’amélioration du cadre de vie des populations rurales, à travers l’électrification des hauts plateaux, des régions du Sud et les steppes sur une longueur dépassant 7.000 kilomètres, ce qui a permis de raccorder les points d’eau aux exploitations agricoles de ces régions.
Une grande partie de ces régions a été désenclavée grâce à la réalisation et l’aménagement des pistes agricoles sur une longueur de 9.099 kilomètres.
En outre, le dossier de la mise en valeur des terres agricoles, l’attribution des contrats de concession des terres relevant du domaine privé de l´Etat et l’assainissement du foncier agricole figuraient parmi les plus grands chantiers du secteur en 2019.
Par ailleurs, le secteur de la pêche, en pleine croissance, a été distingué cette année par la hausse des quotas de l’Algérie pour la pêche du thon rouge, passé à 1.444 tonnes, contre 1.306 tonnes en 2018.
Le secteur a également connu une croissance de la flotte de pêche nationale avec 5.617 unités constituées de sardiniers, de chalutiers et de thoniers.
Concernant le secteur aquacole, il a capté un investissement de 75 milliards de dinars en 2019 pour la réalisation de 271 projets.
Aussi, 79 zones ont été localisées au niveau national en 2019 pour développer les activités aquacoles en plus de 75 projets aquacoles en milieu marin et dans l’eau douce avec une capacité de production de 35.000 tonnes.

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