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Insecticides et pesticides en grandes quantités : Fruits et légumes dangereux pour la santé

Les consommateurs tirent la sonnette d’alarme et réclament des mesures pour protéger leur santé. Ils se plaignent surtout des produits alimentaires proposés à la vente et qui ne sont pas aux normes sanitaires. Des légumes cueillis sans respect des délais sont mis sur le marché. En effet la réglementation oblige les producteurs à ne pas traiter leurs cultures durant les 30 jours précédant les récoltes. Ce repos biologique n’est respecté par aucun fellah. Attirés par le gain facile, certains producteurs agricoles procèdent à l’épandage de traitements chimique alors que les légumes ou les fruits sont déjà à maturité. C’est ainsi que nous trouvons sur les étals des tomates avec des taches bleues qui sont en réalité des produits chimiques. Pour éviter l’apparition de maladies, des fellahs procèdent à des traitements non indiqués. Ils utilisent des pesticides sans respecter les normes, l’essentiel et de sauver les récoltes. « L’Algérie est un grand consommateur de pesticides : 30 000 tonnes sont épandues chaque année. Les conséquences sanitaires de l’exposition à ces milliers de composants chimiques, par le biais de l’eau et de l’alimentation, sont massives et inquiétantes », avait avert, dès 2009, l’Association algérienne pour la protection de l’environnement. Dans le même communiqué qui date de plus de 10 ans, la même organisation avait annoncé : « Les études ne cessent de montrer les liens entre pesticides et cancer. Or, le cancer tue 40 000 personnes, chaque année, en Algérie. Dans ce lot macabre, des milliers d’innocents trouvent la mort pour avoir consommé des produits contenant des pesticides. Des milliers d’autres personnes sont affectées de graves pathologies ». Pourtant malgré ces alertes, les choses n’ont pas évolué dans le bon sens et l’Algériens continuent à ingérer des pesticides en quantités dépassant les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Tous les légumes et fruits produits en Algérie sont traités de la sorte.
C’est d’un grave phénomène dont il s’agit. Pour le moment il n, y a eu aucune étude menée pour démontrer les effets négatifs des aliments contaminés sur l’être humain. « En 2008, les analyses physico-chimiques réalisées par le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE) ont touché 7.675 échantillons alimentaires. 2.419 échantillons sont déclarés non conformes, soit 32 % du total. Plus encore. La moitié des fruits et des légumes (dont notamment les poivrons, piments, tomates, poireaux, laitues et épinards), vendus sur les étals, contiendraient ces substances chimiques. Les fruits les plus touchés sont les fraises, les mandarines et les raisins… Plus grave encore, des pesticides interdits de commercialisation et d’usage dans l’Union européenne ont été retrouvés dans les raisins vendus en Algérie », révèle une source proche de l’Institut National de la protection des Végétaux.
Saïd Ibrahim

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