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Accord de libre-échange avec l’UE : « Nous sommes dans le négatif », estime le président de l’ANEXAL à propos de

L’un des challenges auquel va être confronté le futur gouvernement, en attente d’être constitué, va être de revoir le contenu de l’accord de libre échange conclu, en 2002, entre l’Algérie et l’Union Européenne, avec laquelle sont réalisés 52% des importations.

Le président de l’Association nationale des exportateurs Algériens s’interroge de savoir quelle stratégie va devoir adopter le pays, lorsqu’en septembre 2020, la Zone de libre échange deviendra effective, permettant d’exonérer des droits de douanes l’ensemble des produits provenant de l’espace Européen.
S’exprimant, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Ali Bey Naceri prédit que cette situation va entrainer, « en moyenne », quelque 2,5 milliards de dollars de pertes fiscales au détriment du Trésor Algérien.
Des aspects économiques de cet accord, l’intervenant relève que « nous sommes dans le négatif ». Poussant plus loin, il se demande comment l’Algérie pourrait procéder pour que celui-ci,couvrant 110 articles soit profitable. Relevant que l’engagement de l’UE à investir en Algérie « n’a pas été respecté », il propose de le « remettre à plat ».
Parmi les mesures « avantageuses » qui permetrait, selon lui, à l’Etat Algérien de tirer profit de cet accord, M. Naceri suggère d’activer ses chapitres relatifs à l’investissement, parce que, explique-t-il, le pays est fortement demandeur de technologies et d’investissements directs étrangers (IDE).
Il propose, en outre de sensibiliser l’UE en lui rappelant qu’il est dans son intérêt que l’Algérie puisse se développer économiquement, en accueillant « en priorité ».ses investissements.
Pointant du doigt les anciens dirigeants, pour n’avoir pas pris « au sérieux » les accords conclus avec l’Union Européenne, signé, dit-il, «à l’aveugle», il leur reproche, d’autre part, de n’avoir pas jugé utile de faire réaliser des études d’impact de ces derniers.
Il en conclu qu’en raison de la primauté du politique sur l’économique d’alors, cette absence d’étude d’impact, mais également de bilan et de vision, a amené l’Europe à aller s’investir ailleurs, « sauf en Algérie ».

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