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Nomination du nouveau Premier ministre : «Il est l’homme de la situation», selon le politologue Debbèche

Le nouveau Premier ministre, Abdelaziz Djerrad, a les compétences nécessaires pour une meilleure gouvernance et la gestion des affaires politiques de par son expérience et ses compétences en la matière.
C’est ce qu’a affirmé, hier, le politologue et directeur de l’Ecole nationale supérieure de sciences politiques, Ismaïl Debbèche. La formation d’un nouveau gouvernement ne saurait tarder, selon notre intervenant, qui trouve en la personne d’Abdelaziz Djerrad le responsable qui peut mener le pays à bon port. «C’est un collègue et un ami de longue date. Je connais son parcours et j’ai foi en ce qu’il peut accomplir sur la scène politique», a-t-il assuré. Selon lui, le nouveau Premier ministre, qui a été directeur de l’Ecole nationale d’administration en 1989, conseiller diplomatique à la présidence de la République et secrétaire général de la présidence de la République en 1993, a occupé des postes de responsabilité qui lui ont permis d’acquérir une expérience dans le domaine de la gestion, notamment en politique. «Abdelaziz Djerrad est également auteur de nombreux ouvrages de référence en sciences politiques et en relations internationales. Je trouve en lui l’homme parfait pour la conjoncture actuelle au vu de ses compétences», a-t-il conclu. Pour Ameur Rekhila, spécialiste en droit constitutionnel, la décision du président de la République de nommer un nouveau Premier ministre est judicieuse. «Il y a une réelle volonté de constituer un gouvernement technocrate loin des couleurs partisanes, tel qu’on a été habitués à le voir sur la scène politique», a-t-il estimé. Selon lui, bien que Djerrad soit du FLN, il n’en demeure pas moins qu’il n’est pas membre de sa direction. «Son expérience durant sa carrière, notamment au sein de l’Etat, lui a permis d’acquérir les compétences nécessaires pour son nouveau poste au Premier ministère», a-t-il relevé. Pour le spécialiste, la nomination d’un universitaire à la tête du gouvernement bouleverse les standards de la politique tel qu’on les connaissait. «Il y a une réelle volonté d’Abdelmadjid Tebboune d’aller vers une gouvernance technocratique plutôt qu’une politique partisane. Le Président songe, par sa présente décision, à décortiquer tous les conflits des partis et propose une nouvelle tête dans la gouvernance», a-t-il renchéri.
Walid Souahi

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