A la UNE

Sselon L’analyste politique, Ramdane Hamlat : Ahmed Gaïd Salah voyait en l’Algérie une « ligne rouge » que des puissance étrangères ne devaient pas franchir

Le général-major, Ahmed Gaïd Salah, décédé lundi, a de tout temps été au service de la Nation et pas seulement au service de l’Armée nationale, dont il a, par ailleurs, contribué à la modernisation, en l’équipant de moyens de défense de dernière génération.
S’exprimant, ce mardi sur les ondes de la Radio Algérienne, l’analyste politique, Ramdane Hamlat, confie que cet officier de haut rang avait eu l’opportunité, au début du Hirak », de se placer à la tête du pays, à l’exemple de l’actuel chef de l’Etat Egyptien, « mais il a refusé ».
Celui-ci rappelle qu’en réponse aux revendications du mouvement de contestation populaire, le défunt vice-ministre de la défense a fait activer la justice pour mettre aux arrêts et juger quelque 1.000 cadres impliqués dans des détournements de biens de l’Etat, parmi lesquels figurent de hauts responsables politiques, jusque là « intouchables ».
De la stabilité de l’Algérie, l’intervenant qui a longtemps servi sous les ordres de l’ancien chef d’Etat-Major de l’ANP, déclare que celle-ci a, de tout temps, été la « priorité », de ce dernier, de même, indique-t-il, qu’elle était perçue par lui, comme « une ligne rouge » que les puissances cherchant à s’ingérer dans ses affaires intérieures ne devaient jamais dépasser.
A propos de ce dernier point, l’invité observe que les tentatives de ces puissances pour déstabiliser l’Armée Algérienne datent de « très loin », plus précisément, dit-il, dans le courant des années sombres de 90, mais, ajoute-t-il, « elles n’ont jamais réussi ».
L’ANP, tient-il encore à souligner, outre qu’elle a « démontré ses capacités en matière de gestion de crise », est une armée soudée, disciplinée, aguerrie, s’inspirant, de l’exemple de la guerre de libération, « que personne, ajoute-t-il, ne pourra infiltrer « pour la disloquer ou la déstabiliser ».
Evoquant, d’autre part, le parcours du général-major, Saïd Chengriha, nommé chef d’Etat-Major de l’ANP, en remplacement d’Ahmed Gaïd Salah, il dit de lui que pour avoir fait une longue carrière au sein de l’institution militaire, il possède d’énormes capacités l’amenant à prendre ses décisions « au moment qu’il faut ».

Leave a Reply