ORAN

Pour non respect de la réglementation de gestion des DSD : Décision de fermeture d’une clinique et mise en demeure de 5 autres

Pour mauvaise gestion de déchets spéciaux dangereux (DSD), cinq cliniques activant dans la wilaya d’Oran ont fait l’objet de mise en demeure, alors qu’une décision de fermeture a été prononcée à l’encontre d’une autre sise dans la commune d’Es-sénia, a-t-on appris ce dimanche d’une source bien informée.
Après la découverte de quantité de déchets spéciaux dangereux jetés de manière anarchique ne respectant pas la règlementation ne vigueur, la commission mixte de contrôle – composée de spécialistes des directions de la Santé et de l’Environnement – a décidé la fermeture d’une clinique privée implantée à Es-sénia et d’adresser des mises en demeure à l’encontre de cinq autres dont trois cliniques dentaire, a-t-on précisé de même source qui a expliqué que le mélange des déchets spéciaux dangereux avec d’autres déchets est strictement interdit car il s’agit d’un problème pouvant se traduire par un réel danger pour la santé publique. L’impact de ce type de déchets, sur l’environnement et la santé des citoyens lorsqu’ils sont jetés ou éliminés de manière anarchique et non maitrisée est très important, a ajouté notre interlocuteur qui a précisé que la non-prise en charge de ces déchets selon les normes requises engendre des risques de contamination de l’air, du sol et de l’eau ce qui pourrait engendrer des répercussions sur la santé de la population. Il fauit noter dans ce cadre d’idées que l’élimination de ces déchets requiert plusieurs méthodes plus ou moins coûteuses et ce, de la plus banale comme l’enfouissement dans le sol à l’incinération en passant par l’élimination thermique. La création d’entreprises spécialisées dans la collecte, le tri et l’élimination des déchets hospitaliers dans des fours spéciaux, est plus qu’indispensable. Mais que les coûts élevés de la destruction des déchets hospitaliers pousse la majorité des établissements de santé du secteur privé à les déverser dans des décharges publiques. Il faut rappeler dans ce contexte que les déchets d’activités de soins à risques (DAS) qui sont des déchets très dangereux représentent 30% des déchets. Le volume des DS et DSD est estimé à 200.000 tonnes par an à Oran, soit 50% du volume des déchets ménagers assimilés, estimé à 400.000 tonnes par an dans la wilaya. Environ 175 000 tonnes de déchets hospitaliers sont rejetés chaque année, à travers le pays les chiffres avancés par l’association nationale pour la protection de l’environnement et la lutte contre la pollution (ANPEP). Les spécialistes en matière de gestion des déchets spéciaux dangereux expliquent que l’utilisation de emballage spécifique et adapté pour la collecte des déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI) est obligatoire dans les établissements de soins. Ces déchets à risque infectieux, peuvent être des déchets piquants coupants, tranchants (aiguilles, cathéters, rasoirs, bistouris, lames, boites de pétri…), issus de cultures de laboratoires et tubes de prélèvements … Ils peuvent aussi être des produits sanguins utilisés ou non utilisés, du placenta, des déchets de médicaments y compris les cytostatiques et cytotoxiques ou bien des déchets (organes) anatomiques reconnaissables. Tous les DASRI doivent être collectés dans des emballages de couleur jaune portant le sigle « danger » biologique. En outre, il existe des sacs spécifiques fixés sur des supports métalliques. Ils sont soit à roulettes pour les sacs de 30L et plus ou bien adaptables au chariot de soins pour les sacs de 30L et moins. Tous les supports doivent être nettoyés et désinfectés avant réutilisation.

B Samira

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