A la UNE

Défense des droits de l’Homme : L’adhésion des jeunes accélérera l’édification de l’Etat de droit

Le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Bouzid Lazhari a affirmé, à Alger, que l’adhésion des jeunes à la défense des droits de l’Homme « accélérera inexorablement le processus d’édification de l’Etat de droit, de manière à répondre effectivement aux slogans levés par le Hirak, depuis le 22 février écoulé ».
Dans une allocution à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme placée cette année, sous le slogan: « Les jeunes défendent les droits de l’homme », M. Lazhari a assuré que « l’adhésion des jeunes à la défense des droits de l’Homme accélérera inexorablement le processus d’édification de l’Etat de droit », un Etat,a-t-il dit, qui sera « exempt de distinction sous toutes ses formes, de la corruption et de l’inégalité des chances et répondra de manière effective aux forts slogans levés par le Hirak béni depuis le 22 février écoulé ».
Rappelant le rôle des jeunes algériens dans le déclenchement de la Glorieuse guerre de libération nationale, M. Lazhari a indiqué que les jeunes lèvent, aujourd’hui, le slogan de lutte contre la corruption, relevant que « lorsque la corruption s’installe dans les rouages de l’Etat, les droits de l’Homme y sont irréversiblement exclus ».
Il a appelé, à cette occasion, les jeunes à tirer profit du « climat positif induit par le discours du président de la République, Abdelmadjid Tebboune pour s’acquitter d’un rôle dans la défense des droits de l’Homme, dans leurs différentes catégories politico-sociales, éducatives et autres ».
L’engagement pris par le président de la République relatif au financement des campagnes électorales des jeunes pour qu’ils puissent occuper des postes de responsabilité au sein des assemblées élues, a pour objectif de « barrer la route à la corruption dans les assemblées, chargées de représenter les citoyens et défendre leurs intérêts », a soutenu le président du CNDH.
Selon lui, le discours du président s’accorde avec « la volonté des Nations Unies d’associer les jeunes à l’action politique, notamment parlementaire », sachant qu’il existe 45.000 parlementaires à travers le monde, dont 2% seulement de jeunes (âgés de moins de 30 ans).
M.Lazhari a, dans ce contexte, affirmé que son instance tâchera de « s’ouvrir aux jeunes et aux organisations juvéniles pour œuvrer de concert au renforcement de leurs capacités à promouvoir, protéger et renforcer les droits de l’Homme et assurer la participation active des jeunes à la définition des politiques publiques et à la démocratie participative ».
Le responsable a, dans ce cadre, invité tous les acteurs, notamment les associations et ligues de défense des droits de l’Homme, à écouter les préoccupations des jeunes et à les transmettre aux différentes instances et institutions étatiques, avec l’avis du CNDH, selon les normes internationales consacrées en la matière et auxquelles a souscrit l’Algérie en toute souveraineté.
Le président du CNDH s’est, en outre, engagé à soutenir l’Etat dans le domaine des droits de l’Homme en veillant en permanence au respect des normes internationales relatives aux droits de l’Homme auxquelles a souscrit l’Algérie.
Pour sa part, le Coordonnateur résident du système des Nations Unies en Algérie, Eric Overvest, a souligné que ‘l’Algérie s’est engagée en faveur des jeunes au titre de la mise en œuvre des objectifs de développement durable », rappelant, à cet égard, le premier rapport national présenté par l’Algérie en juillet 2019 qui mettait en évidence les « grands progrès » enregistrés en matière de santé, d’éducation et de protection sociale.
Selon le rapport, l’Algérie figure parmi les pays au « développement humain développé » en occupant la 82e place parmi 189 pays et la première place parmi les pays africains, a fait savoir M. Overvest.
L’Algérie a ratifié « presque tous les traités relatifs aux droits de l’Homme, à l’instar du pacte international relatif aux droits civils et politiques, du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la convention contre la torture ainsi que la convention relative aux droits de l’enfant », a-t-il rappelé.
En 2017, l’Algérie a participé à l’Examen périodique universel (EPU) que supervise le conseil des droits de l’Homme à Genève, troisième du genre depuis ceux effectués en 2008 et 2012.
Depuis début 2019, la jeunesse algérienne a fait preuve « de grande maturité et d’engagement national qui a suscité l’admiration du monde entier », a déclaré M. Overvest qui s’est dit convaincu que cette jeunesse « contribuera efficacement à la prospérité de l’Algérie ».
Il a affirmé, par ailleurs, le plein engagement de l’ONU en Algérie pour concrétiser les politiques de développement national et réaliser le calendrier de 2030.
Cette rencontre a été une occasion pour honorer le défunt Mohamed Kamel Rezzag Bara, défenseur des droits de l’Homme, en présence de sa famille et de plusieurs personnalités. Un film documentaire sur le défunt a été projeté et un prix du CNDH a été remis à ses proches.

Leave a Reply