ECONOMIE

Non-recyclage des déchets : L’Algérie a perdu plus de 38 milliards de DA en 2017

Le non-recyclage des déchets a fait perdre à l’Algérie un montant financier de 38 milliards de DA en 2017, ont indiqué des enseignants et experts au 2ème jour du colloque national tenu depuis mardi à l’Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira.
La gestion et le recyclage des déchets sont considérés comme une véritable alternative pour l’économie nationale. Ce secteur peut générer plus d’argent pour le pays et créer des postes d’emploi pour les jeunes, ont expliqué les participants à ce colloque, organisé par la faculté des sciences économiques et commerciales.
« En 2017, le non recyclage des déchets a fait perdre à l’Algérie une enveloppe de 3800 milliards de centimes », a souligné l’enseignante Kacimi Assia (Université de Bouira) dans une intervention sous le thème « L’investissement dans le recyclage des déchets comme mécanisme de développement durable ».
« Ce chiffre a été enregistré en 2017 par l’office nationale des statistiques », a précisé Mme Kacimi.
D’autres chercheurs et enseignants venus des universités de Bordj Bou Arréridj (BBA), Batna, Boumerdès, Sétif et Médéa, ont appelé les pouvoirs publics à encourager davantage les collectivités locales (Assemblées populaires communales) à s’engager efficacement dans ce créneaux afin de renflouer leurs caisses et de participer au développement local.
« L’Etat s’est orienté vers la diversification de l’économie nationale, et le recyclage des déchets constitue une alternative importante visant à créer davantage d’emploi et de richesse ainsi qu’à éradiquer les points d’accumulation des ordures ménagères et industrielles », ont insisté les participants.
Les intervenants ont plaidé pour qu’il y’ ait une véritable politique environnementale pour aider les entreprises engagées dans ce domaine à lancer leurs projets. « Les déchets s’accumulent partout en l’absence de récupération et de collecte. Ce phénomène risque d’affecter sérieusement l’aire, le sol et la santé humaine, donc il est temps d’agir, nous n’avons pas autre moyen que le recyclage pour préserver l’environnement », a jugé Mme Chadri Maâmmar Souad, enseignante à l’université de Bouira.

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