SOCIÉTÉ

Bien que le traitement du Sida avance en Algérie : Les séropositifs face au tabou et au regard de la société

M.A.J

A chaque Journée Mondiale de la Lutte contre le Sida, les chiffres avancés par les responsables locaux du secteur de la Santé confirment l’impérative mobilisation de tous pour sensibiliser, avertir et surtout prévenir contre ce virus. En chiffre 3600 séropositifs ont été pris en charge à Oran en 2019, ce qui en dit long sur la propagation inquiétante de cette maladie qui demeure toujours un tabou au sein de la société. Pour plusieurs médecins spécialistes, cette maladie ne cesse, en effet, de se propager dans notre société, ils incitent dans ce cadre, les citoyens à procéder au dépistage précoce, pour éviter toute mauvaise surprise. Selon eux, la plupart des cas positifs sont décelés hasardement, c’est-à-dire, lors d’une opération d’analyse ordinaire, ou pour un don de sang. Les dernières statistiques des services sanitaires reflètent l’ampleur de la situation et confirme que ces maladies sont en augmentation continue. Dans le même cadre, il a été signalé que plus de 75% des porteurs de virus sont des jeunes âgés, de moins de 35 ans. Les médecins et spécialistes ont déclaré que les citoyens ont toujours une réticence envers les campagnes de don de sang et cela à cause du faux cliché, dont est victime cette procédure et qui induit à la peur existante de contracter la maladie, alors que il s’est avéré que c’est le moyen le plus efficace de dépistage d’une manière indirecte. Par ailleurs, les statistiques ont fait état que près de 80% des contaminations sont dues aux rapports sexuels, non- protégés, ensuite vient les drogués et l’utilisation d’objets contaminés. Toutefois, il demeure que plusieurs cas de femmes mariées porteuses de virus ont été découverts. Selon Mohamed Miraoui, le ministre la Santé, l’Algérie se projette d’être au rendez-vous de 2030, l’objectif et l’échéance fixés par l’Algérie selon le programme commun des Nations unies pour éradiquer le VIH sida, à l’instar de la communauté internationale. Le premier responsable du secteur de la santé Il a ainsi appelé à plus de vigilance face aux facteurs de risque que sont les relations sexuelles non protégées, la drogue ainsi que l’immigration clandestine. «Bien que les progrès réalisés en matière de lutte contre le sida soient notables, nous devons rester vigilants eu égard aux facteurs de risque qui sont à l’origine de la contamination par le VIH sida en Algérie.» Il a, appelé l’ensemble des intervenants pour rester vigilants set se mobiliser en permanence pour atteindre l’objectif de l’élimination du sida d’ici à 2030. Il est à noter que l’Algérie compte plus de 16.000 personnes vivant avec le VIH, dont 7.000 femmes et près de 500 enfants de moins de 15 ans, et ce depuis l’apparition de la maladie dans le pays en 1985.

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