REGION

Blida : Des bâtisses historiques en péril

Jour après jour, le patrimoine matériel et immatériel se meurt à Blida, plusieurs intuitives et appels d’association et d’universitaires ont été lancé à l’attention des autorités locales pour sauver ce patrimoine.

S’il est vrai que ce dernier fait toujours l’objet de controverses en ce qui concerne la définition des valeurs patrimoniales, il est temps aussi de limiter les tentations tentaculaires de consommation de l’espace, sous prétexte de la modernisation des villes, villages… Il faut classer les bâtisses anciennes pour les protéger d’une démolition en cas de vente.

Pour des spécilistes et architectes universitaire, le patrimoine matériel de l’ancienne Blida est en danger. «50% ou plus du patrimoine des douirete, ancien quartier de Blida, est défiguré. Il est remplacé par des mastodontes cubiques sans âme, sans aucun charme architectural.

Au-delà des appétits gloutons d’une classe de nouveaux riches qui s’accaparent les espaces à tort et à travers, l’autre fléau qui défigure au quotidien l’environnement citadin à Blida est le marché informel.

Presque la totalité des trottoirs de la ville de Blida sont squattés par des commerçants sans scrupules, qui vous obligent à disputer le pavé goudronné réservé aux voitures. Se promener dans une ville, cela doit se faire d’une manière aisée, sentir les odeurs, s’épanouir, se changer des idées… Mais le commerce informel a accaparé cet espace d’une manière presque définitive. Ajouté à cela, il n’y a pas de grands jardins, musées, forums pour rééquilibrer cette atmosphère étouffante», constate au quotidien M. Zerarka, porteur d’un master architecture et projet urbain au niveau de l’Institut d’architecture, à l’université Blida1.

Contrairement aux idées reçues, le mal en matière d’aménagement de la ville de Blida a débuté bien avant les dernières décennies, à l’ère coloniale, dans les années 1940.

Le mouvement de densification du tissu urbain de la ville de Blida a commencé dans ces années-là et a continué à ce jour, car la ville de Blida a toujours constitué un pôle d’attraction.

Au-delà du phénomène destructeur de cette consommation des espaces et la mise à mort du patrimoine, la ville de Blida souffre toujours d’une absence de protection juridique minimale de son patrimoine matériel et immatériel.

«Pour que les anciens sites à valeur patrimoniale prouvée soient sauvegardés, selon l’instruction, 98-04 relative à la protection du patrimoine culturel, il faut nécessairement sauvegarder et classer les secteurs relevant du patrimoine. Ensuite, il faut produire l’étude relative au plan de protection et de la mise en valeur du secteur sauvegardé. Il y a là une vraie opportunité de partenariat entre le ministère de la Culture et l’université pour répondre à l’obligation de protéger ce patrimoine», explique Mourad Bouteflika, directeur du patrimoine au ministère de la Culture.

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