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Dialogue national au Mali : Les réformes institutionnelles et sécurité au centre des débats

Le dialogue censé aboutir à des réformes institutionnelles et constitutionnelles au Mali s’est ouvert, samedi, sous de bons auspices en présence de la majorité des différents acteurs politiques et de la société civile, tous unanimes à ouvrir une nouvelle page dans l’histoire du pays exposé à l’instabilité sécuritaire dans ses régions nord et centre ces dernières années.
Ce dialogue inclusif ouvre, selon le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la voie à l’éventualité d’un « audit de notre histoire immédiate, de nos institutions, de notre société, de notre capacité et de notre volonté à vivre ensemble ».
« Sans tabou, tous les sujets seront sur la table, notamment tous les acquis des assises précédentes, les Etats généraux de la Décentralisation, dont les recommandations dessinent le Mali de demain où la dévolution du pouvoir aux populations à la base devient une réalité tangible », a-t-il promis.
Dans ce contexte, le dialogue national qui s’est ouvert à travers toutes les communes du Mali aspire, selon les organisateurs, à échanger sur les questions de préoccupation des Maliens, aborder les réformes institutionnelles et évaluer la mise en œuvre l’accord pour la paix et la réconciliation de 2015, issu du processus d’Alger.
Pour cette phase nationale, le président IBK s’est lui-même impliqué en rencontrant des personnalités politiques et de la société civile afin que ce rendez-vous d’intérêt national « ne laisse aucune malienne, aucun malien au bord de la route ».
Pour réussir ce rendez-vous, le gouvernement malien avait commencé à préparer le terrain depuis le début de l’année en cours. Outre les contacts avec l’opposition et les acteurs politiques dont les groupes politico-militaires du nord, la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la plateforme, le gouvernement malien a lancé en octobre dernier une opération spéciale de désarmement volontaire, particulièrement dans le centre afin de baisser la violence.
La mission s’est avérée un succès, puisque sur 6000 jeunes concernés par le désarmement, plus de 300 ont rendu leurs armes.
Selon Zahabi Ould Sidy Mohamed, président de la Commission nationale DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion), une partie de ces jeunes « va aller pour un recrutement des forces armées maliennes (FAMA). Et pour les autres, nous avons sur place plus de douze ateliers de formation.
Donc ils apprendront. Ils auront une formation professionnelle, suite à laquelle ils seront installés avec des partenaires que l’on a déjà choisis ».
Outre le Mali, des partenaires étrangers comme la Banque mondiale financent ce projet de réduction de la violence dans le centre du pays.

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