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Un «signal» au Venezuela : Trump «applaudit» l’armée bolivienne après le départ de Morales


Les Etats-Unis ont commenté la démission d’Evo Morales, forcée par une spirale de violences et par le retournement de l’armée en Bolivie. Donald Trump voit dans ces événements «un signal fort» aux pays ennemis de Washington dans la région.
«La démission hier [le 10 novembre] du président bolivien Evo Morales est un moment important dans l’Hémisphère ouest […] Ces événements envoient un signal fort aux régimes illégitimes du Venezuela et du Nicaragua [tous deux dirigés par des gouvernements socialistes] que la démocratie et la volonté du peuple triompheront toujours», a commenté Donald Trump dans un communiqué de presse publié le 11 novembre.
«Les Etats-Unis applaudissent le peuple bolivien pour avoir réclamé la liberté, et l’armée bolivienne pour avoir respecté son serment de protéger, pas simplement une seule personne, mais la constitution de la Bolivie», poursuit le texte de la Maison Blanche. Et Washington de conclure : «Nous sommes désormais un peu plus proches d’un Hémisphère ouest complètement démocratique, prospère, et libre.»
Le président bolivien Evo Morales avait été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 20 octobre, mais l’opposition, qui conteste les résultats, a lancé une vague de manifestations, qui a rapidement tourné aux violences. Des incendies de bâtiments publics et de logements appartenant à des responsables du gouvernement ont été enregistrés. Le proche d’un ministre (qui a par la suite démissionné) a même été pris en otage.
Expliquant vouloir pacifier le pays, Evo Morales a tout d’abord proposé de nouvelles élections afin de lever les doutes, en vain. Lâché par l’armée puis par la police, le président socialiste a finalement consenti à renoncer à son quatrième mandat pour faire cesser les violences. Il a dénoncé un «coup d’Etat civil-politique-militaire».

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