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Le travail de l’ANIE a été conforté par la décision du Conseil constitutionnel

Le travail effectué par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), pendant près d’une semaine, a été conforté par la décision du Conseil constitutionnel validant les cinq candidatures finales, a affirmé, ce lundi à Alger, l’un de ses membres, Karim Khelfane.
Ce membre de l’ANIE s’est félicité de ce que la décision du Conseil constitutionnel validant les candidatures finales « conforte le travail de l’Autorité effectué pendant près d’une semaine, s’agissant de l’étude des 23 dossiers des candidats à la candidature ».
« Nous avons pris beaucoup de temps et de soin à vérifier les détails annexés aux dossiers de candidature et avons pris la décision conformément à la loi portant régime électoral, s’agissant notamment de l’obligation pour les candidats de réunir pas moins de 50.000 parrainages », a déclaré M. Khelfane.
Il en est de même pour les recours jugés « infondés » aussi bien par ladite autorité que par le Conseil constitutionnel, a-t-il poursuivi, assurant que des candidats n’ayant pas été retenus dans la course électorale « ont déclaré avoir eu plus de 50.000 parrainages alors qu’ils ont rendu des boîtes et des formulaires vides ».
En réponse aux contestations exprimées par ces derniers, le représentant de l’ANIE a encore soutenu que « les critères de sélection ont été les mêmes pour tous et qu’aucun candidat n’a été lésé », notant avoir recouru, lors de l’examen des dossiers, au comptage manuel puis au système numérique. Les deux méthodes ayant été sanctionnées « par pratiquement les mêmes résultats », a-t-il assuré.
Rappelant que l’une des principales missions de l’ANIE est de « veiller à ce que le scrutin soit démocratique, transparent et propre », l’intervenant a estimé que la prochaine présidentielle permettra de « réinstaurer la confiance » entre le pouvoir et le peuple, plaidant pour « une moralisation de la vie politique », à travers la mise en place « de balises et de garde-fous, pour que la politique soit faite en Algérie dans des conditions saines et sereines », considérant également que « tout candidat aspirant au poste de président de la République se doit d’être irréprochable ».
A ce sujet, il a indiqué que l’Autorité s’engage à « s’attarder » sur la question de la provenance du financement de la campagne électorale, dont le lancement est prévu dimanche prochain, assurant que l’argent des candidats « sera filtré par un commissaire aux comptes » et que des « investigations » seront menées par ladite Autorité dans ce sens.
S’agissant de l’aspect organisationnel du scrutin, l’intervenant a fait savoir que les délégués communaux de l’ANIE seront installés « au plus tard au début de la semaine prochaine ».
Rappelant que l’autre mission de l’ANIE est de « créer et de gérer son propre fichier électoral », son représentant a affirmé que cet « enjeu politique est totalement assaini et entre ses mains », annonçant une prochaine rencontre avec la presse nationale afin d’en « faire des démonstrations ».
M. Khelfane s’est, enfin, exprimé en faveur des débats médiatiques opposant les postulants à la présidentielle et confrontant leurs programmes électoraux respectifs, à l’instar de ce qui se fait dans les pays démocratiques, et ce, dira-t-il, « pour peu que les candidats acceptent ».

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